Le bonheur relève de la psychiatrie.

À lire aussi de Vincent Cespedes

Nous sommes peuplés d'autres, sous notre prénom.
L'onde de choc, cette suite d'évènements rebutants qui, par fracas ou sourdement, propage les terreurs, les violences.
L'amour n'est pas un dogme mais un chant sacré, un cri fertile, un mixte de responsabilité infinie et d'adolescence prolongée.
Une virilité pleine et entière, non complexée : vivre son corps comme une évidence, sans éprouver le besoin d'en exhiber la masculinité.
Seule la jeunesse, préférant à l'interconnexion le lien des sentiments réels, est à même d'inverser la politique de son désespoir.
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Dans la même œuvre

Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.
Où est passée notre exclamation de vivre, notre vérité contagieuse ? Où, le bonheur qui pulse et défeutre le corps ?