Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.

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L'exhilaration : une mise en rêve et en ivresse de la vie même.
Le modèle de la virilité inhospitalière et va-t-en-guerre en a désespéré plus d'un.
Il a fallu des décennies de désinformation et de ventriloquie pour dévoyer mai 68. Pour faire croire à une révolution exclusivement culturelle ou politique, quand il s'agissait avant tout de philosophie.
Le bonheur ne saurait être un état arythmique et clos sur lui-même, une béatitude sans vagues. Il est au contraire une pulsation qui exacerbe et épanouit notre sensibilité, rendant nos émotions plus prégnantes.
Sexualité-images: sexualité consommatoire, où le visuel vole toute la place, où les amants suivent docilement des règles imposées du dehors.
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Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Où est passée notre exclamation de vivre, notre vérité contagieuse ? Où, le bonheur qui pulse et défeutre le corps ?