Le bonheur ne saurait être un état arythmique et clos sur lui-même, une béatitude sans vagues. Il est au contraire une pulsation qui exacerbe et épanouit notre sensibilité, rendant nos émotions plus prégnantes.

À lire aussi de Vincent Cespedes

Tout le monde s'évertue à paraître heureux. Pire : à paraître vouloir être heureux, et toujours davantage. Voilà pourquoi les gens normaux passent leur temps à se plaindre.
Je me repose mieux quand je me repose sur la société.
Une phrase percutante sortie de son contexte : plus qu'une philosophie en concentré, une invitation à philosopher.
Même les boxeurs, à ce qu'ils disent - et à ce que prouvent d'incroyables fraternisations de fins de match -, grimperaient sur le ring pour y trouver l'amour.
L'absence de galanterie réduit le masculin à la faculté d'intimider et à la lourdeur.
Toutes les citations de Vincent Cespedes →

Dans la même œuvre

Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.