Encouplés dès que la relation devient sérieuse (et il faut qu'elle le devienne, toute l'arnaque de l'encouplement réside dans cet adjectif-là !).
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Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
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À lire aussi de Vincent Cespedes
On aime pour faire famille, au lieu de faire famille parce qu'on s'aime.
Le bonheur ne saurait être un état arythmique et clos sur lui-même, une béatitude sans vagues. Il est au contraire une pulsation qui exacerbe et épanouit notre sensibilité, rendant nos émotions plus prégnantes.
La vie est courte, trop courte, n'est-ce pas? Surtout ses années libres.
Il faut une sacrée dose de folie pour trouver le courage de viser le bien. Mais n'est-ce pas ce qui rend le bien... beau ?
Dans la même œuvre
Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.
Où est passée notre exclamation de vivre, notre vérité contagieuse ? Où, le bonheur qui pulse et défeutre le corps ?