Ne s'embrouiller qu'au téléphone, ne s'ennuyer qu'aux heures de pointe, ne draguer qu'avec de l'écran dans les yeux. Utopie-cauchemar de la désimplification affective et de la désincarnation prises comme des preuves de liberté.
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Devenir sensible à la sensibilité, et trouver ainsi l'énergie de pousser plus avant, plus dehors, l'aventure de la rencontre.
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À lire aussi de Vincent Cespedes
Séduire n'est pas seulement enivrer l'autre : c'est d'abord s'enivrer soi-même.
Vouloir atteindre la tranquillité intérieure, c'est le meilleur moyen pour stresser.
L'inconnu est mis en cases; l'Autre, mis en cause; l'émotion, prédigérée.
Comment s'y prendre, pour désapprendre?
Dans la même œuvre
Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.