Tombez ô lois aux pauvres faites - \r\nVoici des fruits pour d'autres fêtes - \r\nOù je me sois mon propre feu - \r\nVoici des chiffres et des fèves - \r\nNous changeons la règle du jeu - \r\nPour demain fou que meure hier - \r\nLe calcul prime la prière - \r\nEt gagne l'homme ce qu'il veut.

À lire aussi de Louis Aragon

Comme il a vite entre les doigts passé - Le sable de jeunesse - Je suis comme un qui n'a fait que danser - Surpris que le jour naisse - J'ai gaspillé je ne sais trop comment - La saison de ma force - La vie est là qui trouve un autre amant - Et d'avec moi divorce.
Paris s'éveille et moi pour retrouver ces mythes - \r\nQui nous brûlaient le sang dans notre obscurité - \r\nJe mettrai dans mes mains mon visage irrité - \r\nQue renaisse le chant que les oiseaux imitent - \r\nEt qui répond Paris quand on dit liberté
Tout est affaire de décor - Changer de lit changer de corps - A quoi bon puisque c'est encore - Moi qui moi-même me trahis - Moi qui me traîne et m'éparpille - Et mon ombre se déshabille - Dans les bras semblables des filles - Où j'ai cru trouver un pays.
On se refuse longuement - De n'être rien pour qui l'on aime - Pour autrui rien rien par soi-même - Ca vous prend on ne sait comment.
Il vient du dehors dans la chambre un chambard de choses humaines - \r\nLe clair claquement d'un volet Le jour qui reprend son domaine - \r\nDes pas d'asphalte Un enrouement brutal de la rue et des roues - \r\nDes freins des voix un brimbalement de poubelles qui s'ébrouent
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Dans la même œuvre

J'ai réinventé le passé pour voir la beauté de l'avenir.
L'avenir c'est ce qui dépasse la main tendue.
Je vous dis que l'homme est né pour - \r\nLa femme et né pour l'amour - \r\nTout du monde ancien va changer - \r\nD'abord la vie et puis la mort - \r\nEt toutes choses partagées - \r\nLe pain blanc les baisers qui saignent - \r\nOn verra le couple et son règne - \r\nNeiger comme les orangers.
L'esprit au fond du ciel trop grand - S'égare faute d'alidade ...
Il n'y a plus de charbon, plus une arrobe.