Comme il a vite entre les doigts passé - Le sable de jeunesse - Je suis comme un qui n'a fait que danser - Surpris que le jour naisse - J'ai gaspillé je ne sais trop comment - La saison de ma force - La vie est là qui trouve un autre amant - Et d'avec moi divorce.
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Tombez ô lois aux pauvres faites - \r\nVoici des fruits pour d'autres fêtes - \r\nOù je me sois mon propre feu - \r\nVoici des chiffres et des fèves - \r\nNous changeons la règle du jeu - \r\nPour demain fou que meure hier - \r\nLe calcul prime la prière - \r\nEt gagne l'homme ce qu'il veut.
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Paris s'éveille et moi pour retrouver ces mythes - \r\nQui nous brûlaient le sang dans notre obscurité - \r\nJe mettrai dans mes mains mon visage irrité - \r\nQue renaisse le chant que les oiseaux imitent - \r\nEt qui répond Paris quand on dit liberté
Tout est affaire de décor - Changer de lit changer de corps - A quoi bon puisque c'est encore - Moi qui moi-même me trahis - Moi qui me traîne et m'éparpille - Et mon ombre se déshabille - Dans les bras semblables des filles - Où j'ai cru trouver un pays.
On se refuse longuement - De n'être rien pour qui l'on aime - Pour autrui rien rien par soi-même - Ca vous prend on ne sait comment.
Il vient du dehors dans la chambre un chambard de choses humaines - \r\nLe clair claquement d'un volet Le jour qui reprend son domaine - \r\nDes pas d'asphalte Un enrouement brutal de la rue et des roues - \r\nDes freins des voix un brimbalement de poubelles qui s'ébrouent
Dans la même œuvre
J'ai réinventé le passé pour voir la beauté de l'avenir.
L'avenir c'est ce qui dépasse la main tendue.
Je vous dis que l'homme est né pour - \r\nLa femme et né pour l'amour - \r\nTout du monde ancien va changer - \r\nD'abord la vie et puis la mort - \r\nEt toutes choses partagées - \r\nLe pain blanc les baisers qui saignent - \r\nOn verra le couple et son règne - \r\nNeiger comme les orangers.
L'esprit au fond du ciel trop grand - S'égare faute d'alidade ...
Il n'y a plus de charbon, plus une arrobe.