On se dit tous, un jour ou l'autre, que ce qu'on est devenu tient du hasard, qu'une autre version de soi était possible.

À lire aussi de François Taillandier

J'aime mieux une question ouverte qu'une réponse étroite.
Ainsi «l'amour», enfin le genre d'amour auquel ils sont en proie, fait-il apparaître en nous un individu secret, que le monde ne connaît pas. Nous sommes un dieu.
Dans un monde de communication et d'information, ce qui se perdait en route, paradoxalement, c'était le réel.
La marchandise a envahi les cours d'école en même temps que les têtes.
Un homme, c'est ce qui pleure un jour, d'amour. Un homme, c'est ce qui en mourra, et en vivra pourtant.
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Dans la même œuvre

C'est tout ce que j'ai à donner, à chercher, à espérer dans la vie; c'est aussi ma destruction, le rien qui m'envahit, la dispersion de ma cendre.
Nous avons des langages différents, et connaître quelqu'un, c'est apprendre la langue dans laquelle il s'exprime.
Sûr de moi, donc aveugle.
Les histoires en lesquelles il nous semble vivre ce que nous avons de plus personnel, de plus singulier, sont ce qu'il y a de plus codifié, de plus semblable partout et pour tous.
Je ne rivalise pas; ce n'était pas mon jeu dans la cour de récréation, ce n'est pas mon jeu dans la vie. Je déserte, je trouve à l'écart mon propre espace.