Un homme, c'est ce qui pleure un jour, d'amour. Un homme, c'est ce qui en mourra, et en vivra pourtant.

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La marchandise a envahi les cours d'école en même temps que les têtes.
On ne sort pas de son enfance. On est plusieurs êtres successifs et cependant toujours présents.
Et d'ailleurs, Eros maîtrisé serait-il Eros?
Les histoires en lesquelles il nous semble vivre ce que nous avons de plus personnel, de plus singulier, sont ce qu'il y a de plus codifié, de plus semblable partout et pour tous.
Ce que laisse un homme, dans le meilleur des cas, c'est la trace de ses intentions.
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Dans la même œuvre

Dans un monde de communication et d'information, ce qui se perdait en route, paradoxalement, c'était le réel.
Nous vivons intégralement reliés à des satellites, à des signaux, à des machines que nous ne séparons même plus de notre corps. Nous sommes désormais le produit de nos artefacts.
Ce que laisse un homme, dans le meilleur des cas, c'est la trace de ses intentions.
Ainsi «l'amour», enfin le genre d'amour auquel ils sont en proie, fait-il apparaître en nous un individu secret, que le monde ne connaît pas. Nous sommes un dieu.
Il y a chez les amoureux cette odieuse conviction de leur supériorité, ce bonheur égoïste d'être sauvés, eux, l'un par l'autre.