Ce que laisse un homme, dans le meilleur des cas, c'est la trace de ses intentions.

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Il y a chez les amoureux cette odieuse conviction de leur supériorité, ce bonheur égoïste d'être sauvés, eux, l'un par l'autre.
C'est tout ce que j'ai à donner, à chercher, à espérer dans la vie; c'est aussi ma destruction, le rien qui m'envahit, la dispersion de ma cendre.
Le rite, quel qu'il soit, prend en quelque façon le défunt en charge; il le sépare des vivants qui le pleurent, il allège leur fardeau.
Et d'ailleurs, Eros maîtrisé serait-il Eros?
La religion des montres de luxe grandissait dans la société, au même rythme à peu près que se précisait le mouvement qui allait porter au pouvoir le nommé Sarkozy.
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Dans la même œuvre

Dans un monde de communication et d'information, ce qui se perdait en route, paradoxalement, c'était le réel.
Nous vivons intégralement reliés à des satellites, à des signaux, à des machines que nous ne séparons même plus de notre corps. Nous sommes désormais le produit de nos artefacts.
Ainsi «l'amour», enfin le genre d'amour auquel ils sont en proie, fait-il apparaître en nous un individu secret, que le monde ne connaît pas. Nous sommes un dieu.
Il y a chez les amoureux cette odieuse conviction de leur supériorité, ce bonheur égoïste d'être sauvés, eux, l'un par l'autre.
Tout le monde manque. C'est même la caractéristique de l'être humain: manquer. Personne ne fait l'affaire. On manque. On ne comble pas.