Sûr de moi, donc aveugle.
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Dans un monde de communication et d'information, ce qui se perdait en route, paradoxalement, c'était le réel.
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À lire aussi de François Taillandier
Rien ne me découragera jamais d'examiner les idées à priori les plus contraires à celles admises, ou que j'admets. C'est même, si l'on y réfléchit, la condition de toute pensée.
Il n'est pas interdit de supposer qu'à l'instar de l'ancienne Sparte, la société présente ait entrepris de soustraire les enfants à ceux qui les ont engendrés, pour les dresser elle-même, dans son propre intérêt.
C'est tout ce que j'ai à donner, à chercher, à espérer dans la vie; c'est aussi ma destruction, le rien qui m'envahit, la dispersion de ma cendre.
La conscience. Quel pauvre domaine de questions sans réponses, de voies sans issues, d'éternels retours.
Dans la même œuvre
Nous vivons intégralement reliés à des satellites, à des signaux, à des machines que nous ne séparons même plus de notre corps. Nous sommes désormais le produit de nos artefacts.
Ce que laisse un homme, dans le meilleur des cas, c'est la trace de ses intentions.
Ainsi «l'amour», enfin le genre d'amour auquel ils sont en proie, fait-il apparaître en nous un individu secret, que le monde ne connaît pas. Nous sommes un dieu.
Il y a chez les amoureux cette odieuse conviction de leur supériorité, ce bonheur égoïste d'être sauvés, eux, l'un par l'autre.
Tout le monde manque. C'est même la caractéristique de l'être humain: manquer. Personne ne fait l'affaire. On manque. On ne comble pas.