Rien ne me découragera jamais d'examiner les idées à priori les plus contraires à celles admises, ou que j'admets. C'est même, si l'on y réfléchit, la condition de toute pensée.

À lire aussi de François Taillandier

Il n'est pas interdit de supposer qu'à l'instar de l'ancienne Sparte, la société présente ait entrepris de soustraire les enfants à ceux qui les ont engendrés, pour les dresser elle-même, dans son propre intérêt.
Qui n'a pas découvert en lui-même cet autre, cet inconnu, plus fort que soi, et qui peut détruire vos plus belles joies, ne sait pas non plus à quel point l'existence est impitoyable!
La conscience. Quel pauvre domaine de questions sans réponses, de voies sans issues, d'éternels retours.
Or, si le dressage par voie d'écrans et de manettes n'a fait que se perfectionner, le moins qu'on puisse dire est que la tendance n'est guère à l'affinement de la parole articulée.
Il y a chez les amoureux cette odieuse conviction de leur supériorité, ce bonheur égoïste d'être sauvés, eux, l'un par l'autre.
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Dans la même œuvre

Nos opinions ne sont rien devant notre sensibilité. Il y a des choix de l'instinct, des élections intimes. Je laisse à d'autres le privilège d'être raisonnables, logiques et déductifs. Moi je n'ai que des tendresses et des blessures.
La conscience. Quel pauvre domaine de questions sans réponses, de voies sans issues, d'éternels retours.