Je ne rivalise pas; ce n'était pas mon jeu dans la cour de récréation, ce n'est pas mon jeu dans la vie. Je déserte, je trouve à l'écart mon propre espace.

À lire aussi de François Taillandier

Ainsi «l'amour», enfin le genre d'amour auquel ils sont en proie, fait-il apparaître en nous un individu secret, que le monde ne connaît pas. Nous sommes un dieu.
Ce que laisse un homme, dans le meilleur des cas, c'est la trace de ses intentions.
Nous vivons intégralement reliés à des satellites, à des signaux, à des machines que nous ne séparons même plus de notre corps. Nous sommes désormais le produit de nos artefacts.
La conscience. Quel pauvre domaine de questions sans réponses, de voies sans issues, d'éternels retours.
Il faut que nos enfants continuent d'apprendre le grec et le latin, car sans études gréco-latines, il n'y aura plus d'Europe, du moins en tant que civilisation.
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Dans la même œuvre

C'est tout ce que j'ai à donner, à chercher, à espérer dans la vie; c'est aussi ma destruction, le rien qui m'envahit, la dispersion de ma cendre.
Nous avons des langages différents, et connaître quelqu'un, c'est apprendre la langue dans laquelle il s'exprime.
Sûr de moi, donc aveugle.
On se dit tous, un jour ou l'autre, que ce qu'on est devenu tient du hasard, qu'une autre version de soi était possible.
Les histoires en lesquelles il nous semble vivre ce que nous avons de plus personnel, de plus singulier, sont ce qu'il y a de plus codifié, de plus semblable partout et pour tous.