On pardonne à un homme d'être vieux. Pas à une femme. Avant que les gens me regardent d'un œil attristé, je préfère m'en aller.

À lire aussi de Juliette Gréco

Je suis comme ça. Je vis ce que je dis intensément. Il faut servir les textes du mieux qu’on peut.
Ce « Merci !» il s’adresse à mon public qui m’a tout donné, qui a fait de ma vie une sorte de rêve éveillé. Il m’a donné tous les bonheurs du monde. Je veux lui dire « merci ».
La solitude peut être extrêmement cruelle, extrêmement douloureuse, mais je m’en suis arrangée. J’ai appris à lire, à entendre. J’aimais écouter. J’ai posé des questions, on m’a répondu. J’ai eu une culture étrange et somptueuse.
Quand j’ai commencé, je n’étais pas un produit, je suis devenue un produit?! Brel est devenu un produit?! On n’avait pas le sens de cela. On s’aimait, on s’admirait les uns les autres. On avait envie d’être, de travailler ­ensemble. Il y avait une solidarité très pure, pas pour ceux qui nous vendaient, mais entre nous.
L’amour rend meilleur. Parfois plus bête, mais ça rend meilleur. Je tiens aussi beaucoup à l’amitié qui est une belle forme d’amour debout. Je tiens également beaucoup au respect, à l’inquiétude qu’on a envers l’autre. Je tiens beaucoup à l’autre.
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Ça manque de poésie et d'écriture, aujourd'hui.
J'ai pris la décision d'arrêter parce que c'est une question de dignité, de courtoisie et d'amour. S'accrocher, ce n'est pas bien.
C'est une place merveilleuse d'être interprète.
J'ai eu les meilleurs professeurs du monde, rencontré les plus grands musiciens, peintres, écrivains, poètes.