J'ai pris la décision d'arrêter parce que c'est une question de dignité, de courtoisie et d'amour. S'accrocher, ce n'est pas bien.
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Ce « Merci !» il s’adresse à mon public qui m’a tout donné, qui a fait de ma vie une sorte de rêve éveillé. Il m’a donné tous les bonheurs du monde. Je veux lui dire « merci ».
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Moi, je n’ai connu que la ferveur. Toute ma vie n’est que ferveur, refus, amour, combat.
Les mots arrivent en moi, je les entends, je vis avec eux.
On pardonne à un homme d'être vieux. Pas à une femme. Avant que les gens me regardent d'un œil attristé, je préfère m'en aller.
Quelque part – c’est terrible à dire peut-être –, je me dis que je serai sans doute morte avant de m’arrêter. C’est une chose que très secrètement au fond de moi, je crois que je souhaite.
Dans la même œuvre
Je suis comme ça. Je vis ce que je dis intensément. Il faut servir les textes du mieux qu’on peut.
Interprète, c’est un métier formidable et les auteurs parfois sont surpris quand ils redécouvrent leur texte.
J’aime aller derrière les mots parce qu’il y a autre chose encore. Je ne vais pas à l’évidence. J’aime bien fouiller derrière les mots pour voir.
Quand j’ai commencé, je n’étais pas un produit, je suis devenue un produit?! Brel est devenu un produit?! On n’avait pas le sens de cela. On s’aimait, on s’admirait les uns les autres. On avait envie d’être, de travailler ensemble. Il y avait une solidarité très pure, pas pour ceux qui nous vendaient, mais entre nous.
Je suis totalement vulnérable. J’ai cette force de me présenter sur scène parce que j’ai une confiance absolue dans mes auteurs-compositeurs. Je sais que je suis une bonne interprète parce qu’on me l’a dit. Mais j’ai mis du temps à accepter. Je suis la servante de mes seigneurs !