Ce n’est pas si simple de dire « au revoir et merci » ! C’est extrêmement compliqué, très douloureux parfois.
Œuvre
Interview We Culte - Le Mag Culture, Juliette Gréco : « Il faut se battre pour le bonheur » par Victor Hache, 6 décembre 2015
12 citations · Juliette Gréco · sur Dicocitations ↗
La Fête de l’Humanité, c’est très important. C’est la plus grande fête populaire, il n’y en a pas d’autre et elle est toujours là.
J’ai eu une vie complètement magique, dingue. Cela fait plus de soixante-cinq ans que ça dure. C’est fou !
Il faut se battre pour le bonheur des autres. Ce n’est pas du tout acquis. Il faut avancer. Nous sommes en pleine régression. Nous retournons au Moyen Âge, aux guerres de Religion qui sont extrêmement dangereuses et qui font que s’est installée la méfiance, le rejet en même temps que la peur de l’autre. On vit un moment très étrange. Pourquoi vouloir s’imposer par la violence et la terreur. Il y a la parole ! On devrait parler « avec » tout le monde, échanger, proposer, tendre la main.
On vit un moment très étrange. Pourquoi vouloir s’imposer par la violence et la terreur. Il y a la parole ! On devrait parler « avec » tout le monde, échanger, proposer, tendre la main.
Moi, je n’ai connu que la ferveur. Toute ma vie n’est que ferveur, refus, amour, combat.
Je suis une désespérée qui espère ! Malgré cette immense vacuité, malgré ce rien ambiant, malgré ce Front national montant, cette extrême droite dangereuse et terriblement présente.
Quelque part – c’est terrible à dire peut-être –, je me dis que je serai sans doute morte avant de m’arrêter. C’est une chose que très secrètement au fond de moi, je crois que je souhaite.
La mort est une chose normale, pourquoi en faire une affaire ? On n’est pas si important que ça. J’ai compris que j’allais mourir quand mon grand-père est décédé. J’avais sept ans. J’ai su que ça existait et j’ai accepté ça très bien.
Je ne suis pas autre chose que moi. Je suis plutôt gaie, joyeuse, farceuse, très rarement de mauvaise humeur. On peut me reprocher d’avoir eu une vie dissipée, ce qui est rigoureusement exact, mais on ne peut pas me reprocher d’avoir aimé vivre.
Je suis là pour vivre ! Faire l’amour n’a jamais fait de mal à personne.
Si j’avais été jeune, je serais partie en bénévolat dans les pays où ils ont besoin d’aide. Pour moi, c’est pareil sans la gloire, les feux de la rampe. C’est donner et recevoir. Ça part du même principe, de l’échange et de la rencontre.