On a tout à apprendre des autres. Tout. L'amour, le partage, voilà l'essentiel. Moi, j'offre ce que je peux. Il paraît que je donne de l'énergie. Tant mieux. La moindre des courtoisies, c'est d'être positif. Je veux faire des progrès. Et j'en fais. Je chante bien mieux qu'avant. Et bien mieux qu'il y a deux ans.
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Quand j’ai commencé, je n’étais pas un produit, je suis devenue un produit?! Brel est devenu un produit?! On n’avait pas le sens de cela. On s’aimait, on s’admirait les uns les autres. On avait envie d’être, de travailler ensemble. Il y avait une solidarité très pure, pas pour ceux qui nous vendaient, mais entre nous.
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Je suis une désespérée qui espère ! Malgré cette immense vacuité, malgré ce rien ambiant, malgré ce Front national montant, cette extrême droite dangereuse et terriblement présente.
Chanter, c'est tout donner et recevoir la vibration du public... On entre sur scène, les gens se taisent, applaudissent, vous écoutent. C’est invraisemblable.
La scène, ce n'est pas qu'un métier. C'est une manière de vivre. Je me réveille tous les matins en disant «merci». Merci au jour qui m'est donné. A celui que j'ai eu la veille, si j'ai bien travaillé.
Je déteste répéter. C'est un peu comme si on se regardait dans une glace en train de se donner du plaisir. On s'ennuierait très vite, non?
Dans la même œuvre
Je suis comme ça. Je vis ce que je dis intensément. Il faut servir les textes du mieux qu’on peut.
Interprète, c’est un métier formidable et les auteurs parfois sont surpris quand ils redécouvrent leur texte.
J’aime aller derrière les mots parce qu’il y a autre chose encore. Je ne vais pas à l’évidence. J’aime bien fouiller derrière les mots pour voir.
Je suis totalement vulnérable. J’ai cette force de me présenter sur scène parce que j’ai une confiance absolue dans mes auteurs-compositeurs. Je sais que je suis une bonne interprète parce qu’on me l’a dit. Mais j’ai mis du temps à accepter. Je suis la servante de mes seigneurs !
On ne pardonne pas à une femme de vieillir. Je veux partir debout. Je ne veux pas faire pitié. On s’accroche parce que c’est une drogue très puissante, la scène. Je ne veux pas partir trop tard. Il faut partir avant qu’il soit trop tard.