Aller chaque jour à la rencontre de l'autre, c'est se forcer à savoir ce qu'il reste de soi-même.
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On ne meurt pas des coups durs, on meurt quand on oublie qu'ils existent et qu'ils vous frôlent à chaque instant.
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À lire aussi de Frédérique Deghelt
La part de rêve qui m'offre la lecture me révèle une réalité, la mienne.
J'ai toujours horreur des salles à manger ou chambres où, immanquablement, sur une des tables, trône l'évidence arrêtée d'un couple souriant dans la blancheur immaculée de son union. L'horreur conjugale encadrée.
On le voit bien chaque jour dans nos pauvres petites existences. On oublie si facilement que tout peut s'arrêter d'un moment à l'autre.
Ce n'était pas la jeunesse qui passait avec le temps. C'était une certaine façon de la considérer.
Dans la même œuvre
Croire qu'on est appelé par un destin qui nous ressemble, c'est déjà un bout de chemin.
Parfois, l'humour permet de danser sur le fil des pensées sans y rencontrer la fatale mélancolie.
Le monde appartient à ceux qui veulent le prendre à bras-le-corps, le parcourir, l'embrasser, même si quelquefois, ça tourne mal.
L'aventure, ça se vole, le destin, ça se fabrique...
Aller chaque jour à la rencontre de l'autre, c'est se forcer à savoir ce qu'il reste de soi-même.