Niémas roula d'une seule traite, pleins phares, au mépris des radars et des limitations de vitesse.

À lire aussi de Jean-Christophe Grangé

L'innocence est tellement rare de nos jours qu'elle suscite tous les soupçons.
Il ne l'écoutait pas : il planait. Il ne l'aimait pas : il lui vouait un culte. Il n'avait qu'un souhait : vivre auprès d'elle, accompagner cette beauté jusqu'au bout, comme on effectue un pèlerinage. Il voulait voir apparaître ses rides, apprivoiser sa beauté, sans chercher à la comprendre, ni à percer son secret. Il espérait simplement s'intégrer à son histoire, comme un prêtre s'assimile à la foi, à force de prières, sans saisir les desseins de Dieu.
On n'arrête pas une société en marche par le crime ni par la force. L'Histoire est avec nous et ce sont les peuples qui font l'Histoire.
Nous associons toujours psychiatrie et croyance. Il n'est d'ailleurs pas dit que cela soit moins efficace qu'une vision strictement clinique. Dans la mesure où un patient croit aux diables qui le possèdent, on peut dire qu'ils existent, non ? La raison n'est qu'un certain réglage de la lucidité. Tout est vrai, puisque tout est perception
Un flic, c'est jamais qu'un voyou qu'a raté sa vocation.
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Dans la même œuvre

Chaque élément d'une enquête est un miroir. Et le tueur se cache dans l'un des angles morts.
Dans une enquête, chaque fait, chaque témoin est un miroir, dans lequel se reflète une des vérités du crime.
Lorsque des éléments, des détails, même anodins, reviennent régulièrement dans une enquête, il faut toujours les retenir, parce qu'ils dissimulent à coup sûr une signification profonde.
Personne ne peut comprendre un flic. Encore moins le juger. Nous évoluons dans un monde brutal, incohérent, fermé. Vous êtes en dehors, et vous ne pouvez plus le comprendre. Vous êtes en dedans, et vous perdez toute objectivité.
Le silence se referma sur ses paroles. Barnes était livide, Joisneau comme cristallisé sur sa terreur.