Il ne l'écoutait pas : il planait. Il ne l'aimait pas : il lui vouait un culte. Il n'avait qu'un souhait : vivre auprès d'elle, accompagner cette beauté jusqu'au bout, comme on effectue un pèlerinage. Il voulait voir apparaître ses rides, apprivoiser sa beauté, sans chercher à la comprendre, ni à percer son secret. Il espérait simplement s'intégrer à son histoire, comme un prêtre s'assimile à la foi, à force de prières, sans saisir les desseins de Dieu.

À lire aussi de Jean-Christophe Grangé

Emmener sa femme en Thaïlande, c'est comme emporter sa bière en Allemagne.
J'ai compris à quel point la vie appartient à la mort, à quel point elle n'est qu'une brève parenthèse. Un sursis dans un océan de néant.
Méfiez-vous des apparences, sourit la soeur. Surtout quand elles sont toutes nues...
Je révélai mes doutes à mes pères supérieurs. Je ne récoltai que des réponses académiques, l'habituelle langue de bois des religieux, baume insipide posé sur les tourments de l'âme.
Des vers de Léopold Sédar Senghor lui revinrent en mémoire : « Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie... »
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Nous associons toujours psychiatrie et croyance. Il n'est d'ailleurs pas dit que cela soit moins efficace qu'une vision strictement clinique. Dans la mesure où un patient croit aux diables qui le possèdent, on peut dire qu'ils existent, non ? La raison n'est qu'un certain réglage de la lucidité. Tout est vrai, puisque tout est perception
La peur, c'est comme le froid, il faut bouger, s'agiter pour ne pas se laisser emprisonner par elle.
Seule une blessure qu'on cache affaiblit.
Il haïssait le football. On lance une balle à un chien, pas à un homme.
Un rite a besoin d'un espace particulier. Un lieu sacré où chaque geste revêt un sens supérieur, où chaque mouvement est un symbole.