Je révélai mes doutes à mes pères supérieurs. Je ne récoltai que des réponses académiques, l'habituelle langue de bois des religieux, baume insipide posé sur les tourments de l'âme.

À lire aussi de Jean-Christophe Grangé

Seule une blessure qu'on cache affaiblit.
Un rite a besoin d'un espace particulier. Un lieu sacré où chaque geste revêt un sens supérieur, où chaque mouvement est un symbole.
Cette poignée d'homme valeureux brisait à jamais mon infirmité.
Le TGI, c'était comme une église, mais sans le moindre dieu à l'horizon. On voulait vous faire croire qu'une instance supérieure, universelle, régnait ici, mais il ne s'agissait que d'hommes déguisés bricolant toute la sainte journée des sentences soi-disant objectives et des châtiments pseudo-équitables. Tout ça était bidon : l'exercice de la loi était toujours corrompu par les faiblesses et les erreurs humaines, celles-là mêmes qui étaient à la source des crimes jugés.
Un héros, disait son père, c'est celui qui est trop terrifié pour s'enfuir.
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Dans la même œuvre

La plus belle ruse que le Diable est fait, est de faire croire qu'il n'existait pas.
Le diable, le vrai, nous est apparu ce matin. Un être mauvais, hostile, cruel, un maître de l'apostasie qui s'active au fond de chaque esprit.
On livre les premières batailles pour sa patrie ou la liberté. Les dernières pour la légende.
Quand l'image est parfaite dans le miroir, il est tant de briser le miroir.
Elle affichait ses blessures affectives mais elle n'y croyait pas elle-même. Ma mère, qui ne vivait que pour les vêtements griffés et les appellations contrôlées, évoluait, côté sentiments, dans un monde de contrefaçon.