Œuvre
Le Serment des limbes (2007)
La plus belle ruse que le Diable est fait, est de faire croire qu'il n'existait pas.
Le diable, le vrai, nous est apparu ce matin. Un être mauvais, hostile, cruel, un maître de l'apostasie qui s'active au fond de chaque esprit.
On livre les premières batailles pour sa patrie ou la liberté. Les dernières pour la légende.
Quand l'image est parfaite dans le miroir, il est tant de briser le miroir.
Elle affichait ses blessures affectives mais elle n'y croyait pas elle-même. Ma mère, qui ne vivait que pour les vêtements griffés et les appellations contrôlées, évoluait, côté sentiments, dans un monde de contrefaçon.
Mais j'ai trouvé une solution d'apaisement. Je noie la violence du passé dans la violence du présent.
Je révélai mes doutes à mes pères supérieurs. Je ne récoltai que des réponses académiques, l'habituelle langue de bois des religieux, baume insipide posé sur les tourments de l'âme.
Le vrai secret de la foi, ce n'est pas de pardonner, mais de demander pardon - au monde tel qu'il est, parce que nous n'avons pas su le changer.
Malgré moi, une réflexion de Luc me revint. Une de ces phrases cyniques dont il avait le secret : « La femme. Régler le problème le plus vite possible, pour mieux l'oublier. »
L'histoire de l'humanité n'est que l'histoire de la cruauté, de la violence, de la destruction. Personne ne peut le nier. Comment expliques-tu cela ?