La vie, c'est comme une forêt où, toujours, on découvre des poteaux indicateurs et des repères, jusqu'au moment où on n'en rencontre plus. Et la forêt est infinie et la faim ne cesse qu'avec la mort.
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Mais l'ordre est là où est le désordre.
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À lire aussi de Thomas Bernhard
Je fais partie de ces êtres qui au fond ne supportent pas un endroit sur terre et ne sont heureux qu'entre les endroits d'où ils partent et vers lesquels ils se dirigent.
L'oeuvre d'art la plus grande et la plus remarquable finit tout de même par nous peser dans la tête comme un morceau de mensonge et de vulgarité, comme un morceau beaucoup trop gros de viande dans l'estomac.
Incroyable, la rapidité avec laquelle la meilleure relation, quand on lui demande plus qu'elle ne peut donner, se détériore et finit par se consumer entièrement.
La boue que l'on reproche aux journaux, c'est en réalité la boue de l'humanité et non celle des journaux ! Les journaux font bien de montrer, dans leur miroir, l'homme tel qu'il est, c'est-à-dire répugnant.
Dans la même œuvre
Se faire comprendre est impossible.
Les maladies sont le plus court chemin de l'homme pour arriver à soi.
A chaque livre, nous découvrons avec horreur un homme imprimé à mort par les imprimeurs, édité à mort par les éditeurs, lu à mort par les lecteurs.
Il était frappant de constater que les riches, précisément, sont les plus enclins à se suicider, sans doute parce qu'ils sont les premiers à tomber sous le coup de l'ennui, le plus effroyable des maux qui sévissent en ce monde.
Le monde est essentiellement surréel.