Pourquoi, lorsqu'il s'agit des autres, insistons-nous pour ainsi dire toujours d'abord et davantage sur les insuffisances, les défauts, que sur les qualités.
❧
Je fais partie de ces êtres qui au fond ne supportent pas un endroit sur terre et ne sont heureux qu'entre les endroits d'où ils partent et vers lesquels ils se dirigent.
◆
À lire aussi de Thomas Bernhard
Nous nous reconnaissons en tout être humain, peu importe qui il est et nous sommes condamnés à être chacun de ces êtres humains, tant que nous existons.
Toutes les écoles supérieures sont mauvaises et celle que nous fréquentons est toujours la plus mauvaise si elle ne nous ouvre pas les yeux.
Nous passons toute notre vie à nous comprendre nous-mêmes et nous n'y arrivons pas, comment pouvons-nous croire que nous pourrions comprendre quelque chose qui n'est même pas nous.
La sensualité, cette maladie qui porte en elle le germe de la destruction. Tôt ou tard, elle dissout le meilleur de vous-même, provoque le renversement de toutes les valeurs, le bien et le mal, le proche ou le lointain, le haut et le bas.
Dans la même œuvre
Le psychiatre est le plus incompétent des médecins, et il est toujours plus près du crime sadique que de la science.
Je ne me supporte pas moi-même, et, moins encore, une meute de gens comme moi.
Les mourants rentrent la tête dans les épaules et ne veulent plus rien avoir à faire avec les vivants, qui ne songent pas à la mort.
Il était tout sauf un discoureur ou même un phraseur, dans un monde qui semble n'être fait que de discoureurs et de phraseurs.
Nous évitons ceux qui sont marqués par la mort.