Les gitans ont des pudeurs de violette.

À lire aussi de Christian Bobin

Choses qui viennent par défaut, à la place d'une autre : l'ambition. L'argent. Laver les vitres, classer des photos. La colère. Les voyages.
Je continuerai à bénir cette vie où tu n'es plus, je continuerai à l'aimer, c'est en tournant le dos à ta tombe que je te vois.
Je vois parfois des choses si belles que je me réjouis de ne pas les posséder.
Ce n'est pas qu'il y ait deux mondes, celui des riches et celui des pauvres. C'est bien plus fort que ça : il n'y a qu'un seul monde, celui des riches et, à côté ou en arrière, le bloc informe de ses déchets.
Comment se quitter soi-même - ce qui serait la seule manière de tout quitter.
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Dans la même œuvre

Je vois le vide qu'il y a entre les hommes, plus grand que celui qui sépare une étoile d'une autre étoile. Chacun travaille, travaille, travaille à son sombre intérêt et ceux qui n'y travaillent pas sont broyés.
Ecrire, c'est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l'ouvrir.
Les gitans, les chats errants et les roses trémières savent quelque chose sur l'éternel que nous ne savons plus.
Les fleurs sont les premières gouttes de pluie de l'éternel.
La vraie lumière ne vient que par illuminations, explosions intérieures, non décidables.