Le moindre chagrin d'amour fait plus souffrir que le pire des cataclysmes. Que le monde peut bien s'arrêter de tourner, la Troisième Guerre Mondiale éclater, la terre se réchauffer de dix degrés, rien ne compte d'autre que la vitesse à laquelle bat notre coeur. Et l'heure où il s'arrête, parce qu'une femme, une seule, décide nous quitter...

À lire aussi de Michel Bussi

Un jour, peut-être qu'un amant en me quittant me jurera que l'amour n'existe pas, et je me boucherai les oreilles. Je jure que je crois au père Noël, aux habitants des étoiles, aux licornes, aux sirènes et aux dauphins qui parlent aux hommes.
Nous vivons dans un tableau, ici. Nous sommes emmurés! On croit qu'on est au centre du monde, comme on dit. Mais c'est le paysage, le décor, qui finit par vous dégouliner dessus. Une sorte de vernis quotidien de résignation. De renoncement..
Tu sais, continua-t-il, les couples de raison, ceux qui commencent sans attirance, sans illusions sont ceux qui durent le plus longtemps. Pour une raison simple. Une raison implacable. Parce qu'on n'est pas déçu ! Parce que çà finit par être mieux que ce à quoi on s'attendait.
Mais il ne se passe pas une vie sans que souffle la tempête et sans que tout soit à recommencer.
Il faut pourtant se rendre à l'évidence : la Réunion est une montagne qui a poussé dans l'océan. Presque toute la population se tasse au bord de la mer, et tous se déplacent en bagnole sur l'étroite bande à peu près plate entre l'océan et la base des volcans, tournent en rond, aussi libres que des protons dans un cyclotron. Un ralentisseur de particules, les Réunionnais testent le concept.
Toutes les citations de Michel Bussi →

Dans la même œuvre

Il y a des femmes qui comblent et les femmes comblées.
Je crois que le jardin secret des hommes représente la plus ultime des terres à explorer.
Chaque rayon de soleil au croisement de deux rues me donne envie de chercher un coin d’ombre pour l’aimer, chaque fontaine de pierre de l’éclabousser, chaque porte cochère de nous y cacher.
Il y a tellement de rêveurs qui naissent dans chaque coin de la planète, des milliards de rêveurs, et tellement peu d’élus...
On vient au monde avec tellement d’espoir, Nathy. Devenir Hemingway, McCartney, Pelé, ou même Bill Clinton, Michael Jackson. Il y a tellement de rêveurs qui naissent dans chaque coin de la planète, des milliards de rêveurs, et tellement peu d’élus…