Œuvre

J'ai dû rêver trop fort (2019)

Il y a des femmes qui comblent et les femmes comblées.
Je crois que le jardin secret des hommes représente la plus ultime des terres à explorer.
Chaque rayon de soleil au croisement de deux rues me donne envie de chercher un coin d’ombre pour l’aimer, chaque fontaine de pierre de l’éclabousser, chaque porte cochère de nous y cacher.
Il y a tellement de rêveurs qui naissent dans chaque coin de la planète, des milliards de rêveurs, et tellement peu d’élus...
On vient au monde avec tellement d’espoir, Nathy. Devenir Hemingway, McCartney, Pelé, ou même Bill Clinton, Michael Jackson. Il y a tellement de rêveurs qui naissent dans chaque coin de la planète, des milliards de rêveurs, et tellement peu d’élus…
Le moindre chagrin d'amour fait plus souffrir que le pire des cataclysmes. Que le monde peut bien s'arrêter de tourner, la Troisième Guerre Mondiale éclater, la terre se réchauffer de dix degrés, rien ne compte d'autre que la vitesse à laquelle bat notre coeur. Et l'heure où il s'arrête, parce qu'une femme, une seule, décide nous quitter...
On tombe toujours amoureux de ce qui vous manque le plus.
Les filles uniques sont des bourriques, les filles cadettes des pipelettes, mais les filles aînées sont en acier trempé.
Ce qui est impossible ne rend pas malheureux. On ne souffre que de ce qui est possible mais qui n'arrive jamais.
Le monde est assez grand pour perdre ceux qui s’aiment.
Le passé ne revient jamais, même si la vie est truffée de souvenirs qui viennent vous chatouiller.
On ne se baigne jamais deux fois dans la même eau, comme disent les Grecs, les Japonais ou je ne sais quel peuple soi-disant empreint de sagesse. On ne se baigne jamais deux fois dans la même eau, même si elle s’écoule aussi lentement que la Seine au bout de mon jardin. La vie est un long fleuve tranquille, avec une cascade de temps de temps, histoire de provoquer quelques petits clapotis, et surtout de ne pas pouvoir la remonter à contre-courant…
On ne se baigne jamais deux fois dans la même eau, comme disent les Grecs, les Japonais ou je ne sais quel peuple soi-disant empreint de sagesse. On ne se baigne jamais deux fois dans la même eau, même si elle s’écoule aussi lentement que la Seine au bout de mon jardin.
La vie est un long fleuve tranquille, avec une cascade de temps de temps, histoire de provoquer quelques petits clapotis, et surtout de ne pas pouvoir la remonter à contre-courant…
Le téléphone est la pire des inventions. Il vous promet que chacun est joignable tout le temps, partout, chaque être humain n'importe où sur la planète, alors que le jeu est faussé. Les gens n'appellent pas quand ils ont une mauvaise nouvelle à annoncer ne décrochent pas quand ils ont quelque chose à cacher.
Quand on aime à la folie, l'éclair nous foudroie; la passion nous consume doucement, en ne laissant à notre vie que les cendres de notre amour.
On croit toujours que les cocus sont les perdants, mais non, ce sont pour eux que les amants acceptent de mentir, de souffrir, de se cacher, de se quitter. Ce sont eux les seigneurs, les vainqueurs, drapés dans leur honneur, face aux pitoyables menteurs.
Quand on enterre un être, combien d'amours secrètes enterre-t-on avec ?
Choisir, ce n'est pas renoncer. Bien au contraire. Choisir, c'est être libre. Y compris de ne pas être celui que les autres veulent que vous soyez. Y compris de gâcher le talent avec lequel on est né. Y compris de laisser filer les amours que la vie agite sous notre nez.
On ne passe sur Terre, au fond, que pour quelques instants d'euphorie.
Comme ça, m'a-t-elle répondu, par hasard, puis elle a précisé, non, pas par hasard, il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous, c'est Paul Éluard qui disait ça. Paul Eluard, rien que ça ! Je n'ai rien ajouté.
Une citation me revient, une citation d'Eluard, « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous ». Qui m'a collé cette phrase qui trotte dans ma tête comme le refrain d'une chanson passant en boucle à la radio ? Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous... Et si c'était la solution ? Attendre le prochain message du passé.