On ne se baigne jamais deux fois dans la même eau, comme disent les Grecs, les Japonais ou je ne sais quel peuple soi-disant empreint de sagesse. On ne se baigne jamais deux fois dans la même eau, même si elle s’écoule aussi lentement que la Seine au bout de mon jardin. La vie est un long fleuve tranquille, avec une cascade de temps de temps, histoire de provoquer quelques petits clapotis, et surtout de ne pas pouvoir la remonter à contre-courant…

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Longtemps je n'ai pas eu de chance. À force que le hasard retombe toujours du même côté, jamais du mien, j'en suis venu à imaginer la vie comme une sorte de gigantesque conspiration, uniquement composée de membres ayant prêté serment de se liguer contre moi.
Nous vivons dans un tableau, ici. Nous sommes emmurés! On croit qu'on est au centre du monde, comme on dit. Mais c'est le paysage, le décor, qui finit par vous dégouliner dessus. Une sorte de vernis quotidien de résignation. De renoncement..
Nous sommes responsables des poids que nous plaçons sur la balance.
Elle a toujours considéré que ces flics masquent leur incompétence en brassant de l'air, un peu comme ces profs incapables de faire cours qu'on colle à l'IUFM.
On n'a jamais rien inventé de mieux que des mensonges d'adultes pour avoir la paix avec les gosses.
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Il y a des femmes qui comblent et les femmes comblées.
Je crois que le jardin secret des hommes représente la plus ultime des terres à explorer.
Chaque rayon de soleil au croisement de deux rues me donne envie de chercher un coin d’ombre pour l’aimer, chaque fontaine de pierre de l’éclabousser, chaque porte cochère de nous y cacher.
Il y a tellement de rêveurs qui naissent dans chaque coin de la planète, des milliards de rêveurs, et tellement peu d’élus...
On vient au monde avec tellement d’espoir, Nathy. Devenir Hemingway, McCartney, Pelé, ou même Bill Clinton, Michael Jackson. Il y a tellement de rêveurs qui naissent dans chaque coin de la planète, des milliards de rêveurs, et tellement peu d’élus…