Un jour, peut-être qu'un amant en me quittant me jurera que l'amour n'existe pas, et je me boucherai les oreilles. Je jure que je crois au père Noël, aux habitants des étoiles, aux licornes, aux sirènes et aux dauphins qui parlent aux hommes.

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Un psychologue scolaire, après tout, c'est le père idéal ! Un professionnel de la petite enfance, récitant Freinet, Piaget et Montessori quand les autres mecs se contentent de lire L'équipe, Entrevue ou Détective.
Lautrec est aux Albigeois ce que Monet est aux Normands.
Quand on veut naviguer sans efforts, en se laissant simplement porter par le courant, il faut au moins sentir d'où souffle le vent.
Les hommes cherchent toujours une falaise à gravir, ou une falaise du haut de laquelle se jeter. Mais les femmes sont capables de vivre une vie à côté de cette même falaise, au pied du mur ou au bord du gouffre, de vivre une vie coupée en deux.
La fille chargée du RSA, au département, lui a demandé quel travail il cherchait, ses aptitudes, ses projets d'insertion, genre bilan de compétences. Il a expliqué qu'il savait parler aux vagues, les reconnaître, les apprivoiser pour ainsi dire. Il a aussi demandé sérieusement à la fille quel métier on pouvait faire avec ça. Un boulot dans la recherche peut-être ? Ou la culture ?
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Dans la même œuvre

Dans les films, les hommes amoureux s'arrachent des bras de celle qu'ils n'aiment pas et se précipitent dans ceux de l'autre, et tout le monde n'attend que ça, tout le monde lui pardonne, personne n'a la moindre considération pour la femme officielle délaissée. Dans les films, tout le monde se range du côté du coeur, se fout de la raison.
Comment peut-on tromper? Tromper celui avec qui on vit. Et vivre quand même? ?Est-ce que l'on trompe quelqu'un parce qu'on s'est trompé soi-même ? Trompé de femme, trompé de vie, trompé de rêves ? ?Est-ce que moi aussi, je vais me tromper de vie? ? Est-ce que moi aussi, un jour, je tromperai quelqu'un ?
Les rencontres naissent de coïncidences, continuait-il de penser. D'un jet de dés. Si des couples tiennent ainsi, après que le hasard les a réunis, c'est donc que cela aurait pu tout autant marcher avec une autre fille, si le destin l'avait décidé. C'est donc qu'une histoire d'amour ne vaut pas plus qu'une autre, que mille autres vies auraient été possibles, peut-être meilleures, peut-être pires.
Même les pires souvenirs finissent par s'oublier, si on en empile d'autres par-dessus, beaucoup d'autres. Même ceux qui vous ont cisaillé le coeur, ceux qui vous ont rayé le cerveau, même les plus intimes. Surtout les plus intimes.
Une vie, pensa-t-elle, se résumait à cela : profiter de la beauté du monde. Son harmonie. Sa poésie. La contempler avant que tout ne disparaisse. Au fond, on ne meurt pas, on devient aveugle. On comprend que c'est terminé lorsque toutes les merveilles autour de nous s'éteignent.