La vie n'est rien d'autre que ce filament illusoire qui nous relie aux autres et nous donne à croire que le temps d'une existence que nous pensons essentielle, nous sommes simplement quelque chose plutôt que rien.

À lire aussi de Jean-Paul Dubois

Je réclame le droit à la paresse, au bonheur et à la dépression.
Je pris une longue douche , rentrais dans ma chambre et regardais le lit. Il était grand, sans doute un King size, pourtant il y a longtemps que je n'avais plus de reine.
On a institué le travail comme valeur essentielle, mais on ne parle jamais du temps. On ne dit pas aux enfants « vous avez tant de temps à vivre ». C’est ça qui m’émeut, en plus, bien sûr, de toutes les choses effrayantes de la vie…
En ces années quatre-vingt, il fallait être mort pour ne pas avoir d'ambition. L'argent avait l'odeur agressive et prémerdeuse des déodorants pour toilettes.
Faire un livre est une chose simple. Il suffit de ne pas vivre.
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Dans la même œuvre

Il n'y a ni événement absolu ni être providentiel. On est tous dans une sorte de vase à se débattre.
Durant cette maladie, j'ai souvent perdu pied, j'ai plié mais je n'ai jamais prié.
En ces années quatre-vingt, il fallait être mort pour ne pas avoir d'ambition. L'argent avait l'odeur agressive et prémerdeuse des déodorants pour toilettes.
Les naissances, comme les morts d'ailleurs, ont l'étrange pouvoir de lubrifier les coeurs et d'effacer les ardoises surchargées du passé.