Il n'y a ni événement absolu ni être providentiel. On est tous dans une sorte de vase à se débattre.

À lire aussi de Jean-Paul Dubois

Il y a une infinité de façons de gâcher sa vie.
Je pris une longue douche , rentrais dans ma chambre et regardais le lit. Il était grand, sans doute un King size, pourtant il y a longtemps que je n'avais plus de reine.
J'ai commencé par écrire vite pour faire la course avec Boris Vian.
J'étais trop malade de moi-même pour espérer soigner les autres.
Ensuite, j'ai réfléchi à ma vie. Elle ne ressemblait à rien. l'avais une existence de millionnaire fauché, je ne faisais rien de mes journées, et elles passaient sans me regarder comme des bolides sur une autoroute. Je n'avais pas de vrai travail, pas d'horaires, pas de contraintes réelles, pas de copains de bureau, pas de problèmes de transport. Et pourtant je me débrouillais toujours pour me retrouver coincé dans l'embarras. Je n'étais ni heureux ni malheureux. Je n'étais pas accablé de labeur, mais je n'éprouvais pas non plus l'agréable satisfaction du devoir accompli.
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Dans la même œuvre

La vie n'est rien d'autre que ce filament illusoire qui nous relie aux autres et nous donne à croire que le temps d'une existence que nous pensons essentielle, nous sommes simplement quelque chose plutôt que rien.
Durant cette maladie, j'ai souvent perdu pied, j'ai plié mais je n'ai jamais prié.
En ces années quatre-vingt, il fallait être mort pour ne pas avoir d'ambition. L'argent avait l'odeur agressive et prémerdeuse des déodorants pour toilettes.
Les naissances, comme les morts d'ailleurs, ont l'étrange pouvoir de lubrifier les coeurs et d'effacer les ardoises surchargées du passé.