Les naissances, comme les morts d'ailleurs, ont l'étrange pouvoir de lubrifier les coeurs et d'effacer les ardoises surchargées du passé.
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La médecine a perdu son âme depuis que pour prendre la fièvre on n'utilise plus de thermomètre anal.
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À lire aussi de Jean-Paul Dubois
La foi, c'est fragile, ça repose sur trois fois rien comme un tour de magie. Et qu'est-ce qu'il faut pour être un bon prestidigitateur ? Un lapin et un chapeau.
J'aime la géographie des voyages, celle que l'on traverse à pied, à hauteur d'homme, instruit par les déclivités, la fatigue des jambes et le caprice des cieux. Beaucoup moins celle des livres enluminés de graphes et de data.
J'étais trop malade de moi-même pour espérer soigner les autres.
Durant cette maladie, j'ai souvent perdu pied, j'ai plié mais je n'ai jamais prié.
Dans la même œuvre
Il ne faut jamais se tromper de vie. Il n'existe pas de marche arrière.
Chaque enfance fabrique ses légendes.
J'avais 44 ans, la vie sociale d'un guéridon, une vie amoureuse frappée du syndrome de Guillain-Barré et je pratiquais avec application et rigueur un métier estimable mais pour lequel je n'étais pas fait.
Que ce fût en famille ou dans l'exercice de son métier, j'ai toujours eu le sentiment qu'il y avait chez mon père cette appétence à palper l'âme humaine et à la tripoter comme on joue avec de la pâte à modeler.
Les moteurs humains démarrent parfois au moment où on ne les attend pas et il serait vain de se montrer trop regardant sur la nature du carburant qui alors les anime.