Ensuite, j'ai réfléchi à ma vie. Elle ne ressemblait à rien. l'avais une existence de millionnaire fauché, je ne faisais rien de mes journées, et elles passaient sans me regarder comme des bolides sur une autoroute. Je n'avais pas de vrai travail, pas d'horaires, pas de contraintes réelles, pas de copains de bureau, pas de problèmes de transport. Et pourtant je me débrouillais toujours pour me retrouver coincé dans l'embarras. Je n'étais ni heureux ni malheureux. Je n'étais pas accablé de labeur, mais je n'éprouvais pas non plus l'agréable satisfaction du devoir accompli.
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La foi, c'est fragile, ça repose sur trois fois rien comme un tour de magie. Et qu'est-ce qu'il faut pour être un bon prestidigitateur ? Un lapin et un chapeau.
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À lire aussi de Jean-Paul Dubois
Les moteurs humains démarrent parfois au moment où on ne les attend pas et il serait vain de se montrer trop regardant sur la nature du carburant qui alors les anime.
La médecine a perdu son âme depuis que pour prendre la fièvre on n'utilise plus de thermomètre anal.
J'étais trop malade de moi-même pour espérer soigner les autres.
J'ai commencé par écrire vite pour faire la course avec Boris Vian.
Dans la même œuvre
Il y a une infinité de façons de gâcher sa vie.
Les gens qui travaillent s'ennuient quand ils ne travaillent pas. Les gens qui ne travaillent pas ne s'ennuient jamais.
La flatterie est comme l'ombre : elle ne vous rend ni plus grand ni plus petit.
J'aime la géographie des voyages, celle que l'on traverse à pied, à hauteur d'homme, instruit par les déclivités, la fatigue des jambes et le caprice des cieux. Beaucoup moins celle des livres enluminés de graphes et de data.
L'obtention de mon baccalauréat à l'âge de dix-huit ans ne se fit pas sans mal. Je ne dus mon salut qu'à une séance de repêchage où l'on dénombra un grand nombre de noyés.