Les faillites aiment les week-ends. Et la vie est pleine de dimanches.
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Chaque enfance fabrique ses légendes.
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Il ne faut jamais se tromper de vie. Il n'existe pas de marche arrière.
J'ai réalisé, à force, que la position d'immobilité met en capacité de réfléchir et de travailler intensément. Ma mémoire, soumise à ce temps compressé, fait remonter des informations que je ne soupçonne pas, elle restitue ce qu'elle a filtré et stocké. Je pars alors de quatre ou cinq idées fortes qui m'ont marqué pendant les mois que j'ai passés à ne rien faire : le temps m'a permis de les ruminer, de les travailler comme un minerai de base.
Durant cette maladie, j'ai souvent perdu pied, j'ai plié mais je n'ai jamais prié.
Il n'y a rien de ridicule à pleurer la mort de son chien. Nous avions partagé nos vies et Watson était bien plus proche de moi que mes parents ne l'avaient jamais été. Nous avions un langage commun, nous nous comprenions et, un an après sa disparition, je guettais encore le bruit de ses pattes quand il dévalait l'escalier.
Dans la même œuvre
Il ne faut jamais se tromper de vie. Il n'existe pas de marche arrière.
J'avais 44 ans, la vie sociale d'un guéridon, une vie amoureuse frappée du syndrome de Guillain-Barré et je pratiquais avec application et rigueur un métier estimable mais pour lequel je n'étais pas fait.
La médecine a perdu son âme depuis que pour prendre la fièvre on n'utilise plus de thermomètre anal.
Que ce fût en famille ou dans l'exercice de son métier, j'ai toujours eu le sentiment qu'il y avait chez mon père cette appétence à palper l'âme humaine et à la tripoter comme on joue avec de la pâte à modeler.
Les moteurs humains démarrent parfois au moment où on ne les attend pas et il serait vain de se montrer trop regardant sur la nature du carburant qui alors les anime.