La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence. Tout homme qui a choisi la violence comme moyen doit inexorablement choisir le mensonge comme règle.
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Je crois que là-bas dans l'Altaï, je vivrai dans la plus basse et la plus sombre des isbas à l'autre bout du village, à proximité de la forêt. Et alors j'irai dans la forêt, non pas pour ramasser du bois mort ou des champignons, mais comme ça, sans but, et j'étreindrai deux troncs d'arbre : mes amis ! je n'ai besoin de rien de plus !...
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À lire aussi de Alexandre Issaïevitch Soljenitsyne
Mon attitude à l'égard de la mort est devenue tout à fait sereine. Je la perçois comme un jalon naturel, mais nullement définitif dans l'existence de la personnalité.
Le droit chemin, on l'a barré aux gens, mais ils ne perdent pas le nord : ils contournent la barrière, et ça leur permet de vivre.
Ici, les gars, la loi... c'est la taïga. Mais, même ici, on vit. Ceux qui ne font pas de vieux os, au camp, c'est les lèche-gamelles, c'est ceux qui comptent sur l'infirmerie, c'est ceux qui vont frapper à la porte du grand patron.
Quand on est mort, c'est pour longtemps.
Dans la même œuvre
La nature humaine, si elle évolue, ce n'est guère plus vite que le profil géologique de la terre.
Peu à peu, j'ai découvert que la ligne de partage entre le bien et le mal ne sépare ni les Etats ni les classes ni les partis, mais qu'elle traverse le coeur de chaque homme et de toute l'humanité.
Il parle une langue qui n'exige aucune tension d'esprit. Une discussion avec lui est un voyage à pied dans le désert.
Maintenant, pour la première fois, vous allez voir des gens qui ne sont pas des ennemis. Maintenant, pour la première fois, vous allez voir d'autres êtres vivants qui parcourent le même chemin que vous et que vous pouvez englober, avec vous, dans ce mot joyeux : NOUS.
Avant la chute d'une société, il y a une sage catégorie d'hommes qui pensent, qui pensent et ne font rien d'autre. Et que ne s'est-on pas gaussé d'eux !