Tu es la beauté qui s'ignore / Oubliée dans la nuit des temps / Au fond de son île au trésor / Et qui attend le conquérant / Qui te délivrera du sort / Où t'ont jeté les impuissants.
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Il y a deux façons de faire ce métier. Se réfugier dans le star-système, le show-business, n'être là que pour la gloire, s'entourer de gardes du corps et ne se préoccuper que de sa carrière. Ou aller vers les gens, tenter de trouver les clés pour ouvrir les portes et les fenêtres qui donnent sur la joie de vivre, d'exister.
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À lire aussi de Jacques Higelin
Rouler une galoche - \r\nà la santé de l'amour fou - \r\nPour compenser toutes ces taloches - \r\nQue la vie a filé
Le style, ça compte beaucoup. Si les gens écrivent mal, c'est qu'ils ne pensent pas bien, c'est qu'ils n'ont pas d'ampleur. Tout le monde parle de la même chose finalement: l'amour, la vie, la mort, avec toutes les déclinaisons. Le style, c'est le groove de l'écriture, c'est le côté chantant. Que ce soit Genet, Rimbaud… Victor Hugo, ça chante! Chez lui, chaque phrase est un chef-d'œuvre, une envolée. Si tu oses prétendre être un poète ou un écrivain après ça… Moi, j'écris des chansons, c'est déjà pas mal…
Y a tant d'folie et trop d'misère - \r\nTout c'qui a été dit reste à faire - \r\nC'est comme ça - \r\nMais pourquoi - \r\nOn laisse tourner l'monde à l'envers - \r\nSans prendre l'air, sans s'donner le temps - \r\nDe r'tourner - \r\nA l'endroit - \r\nOù il fait bon vivre
J'suis mort qui, qui dit mieux - \r\nBen mon pauv'vieux, voilà aut'chose - \r\nJ'suis mort qui, qui dit mieux - \r\nMort le venin, coupée la rose - \r\nJ'ai perdu mon âme en chemin - \r\nQui qui la r'trouve s'la mette aux choses - \r\nJ'ai perdu mon âme en chemin - \r\nQui qui la r'trouve la jette aux chiens
Dans la même œuvre
Ceux qui ont peur de mourir, on souvent peur de vivre. Ils respirent prudemment en attendant la fin.
L'art permet cela, et c'est magnifique. Donner de la force et de l'espoir – alors que soi même, on doute parfois terriblement.
Ouvrir des fenêtres, écarter des carcans. C'est le plus beau rôle de l'artiste.
Ma devise: la vie est dure, il manquerait plus qu'elle soit molle.
Le jazz m'a formé. Il m'a ouvert les oreilles, et les portes du blues, du gospel ... De toutes les musiques.