Mais je n'ouvrirai pas les yeux J'aurai ce visage immobile - \r\nQue je m'ignore et ne pourrais que d'après toi réinventer - \r\nD'après cette aube de ton front et cette bouche à mon côté - \r\nEt les pavots baissés sur le regard la soie grège des cils
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Il n'est qu'amour qui vivre vaille.
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Si légère que je craignais que le moindre souffle t'emporte - \r\nEt que je fermais bien mes bras de peur que ton âme n'en sorte - \r\nTu ne m'as pas quitté mon âme et mes bras ô ma bien-aimée - \r\nSont demeurés autour de toi fermés comme un anneau fermé
Je suis comme le cheval qu'on chasse avec le fouet hors du chemin - Je tords mes pieds dans les cailloux je trébuche à tous les problèmes.
Je raconte ma vie comme on fait les rêves au réveil.
Le chat siamois bondit silencieusement et se frotta contre l'un des pieds nus.
Dans la même œuvre
J'ai réinventé le passé pour voir la beauté de l'avenir.
L'avenir c'est ce qui dépasse la main tendue.
Je vous dis que l'homme est né pour - \r\nLa femme et né pour l'amour - \r\nTout du monde ancien va changer - \r\nD'abord la vie et puis la mort - \r\nEt toutes choses partagées - \r\nLe pain blanc les baisers qui saignent - \r\nOn verra le couple et son règne - \r\nNeiger comme les orangers.
L'esprit au fond du ciel trop grand - S'égare faute d'alidade ...
Il n'y a plus de charbon, plus une arrobe.