Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, sinistre connerie ! ... La santé, on y pense quand on ne l'a jamais eue, ou quand elle s'effiloche. La vie, on s'y accroche lorsqu'elle est en danger. La jeunesse, on en parle toujours au passé.
❧
Entre quinze et vingt ans, la vie ressemble à un documentaire animalier : on lutte pour les amours et pour le territoire. S'il fallait pisser dans les coins chaque fois qu'on est en chaleur, les lycées fouetteraient comme des urinoirs.
◆
À lire aussi de Marie-Sabine Roger
Si un jour je trouve ma voie, ce sera sûrement une impasse.
Je les connais ces enfoirés ! Deux neurones qui se baladent : un pour être méchant, et un pour être con.
On passe des années à rêver d'être grands, tout ça pour regretter quand on était petits.
La vie m'apprend de force, et c'est tant mieux.
Dans la même œuvre
Pour faire chanter les gens, il faut une partition.
C'est la nécessité qui fait le diplomate.
L'espoir, c'est bon pour les rêveurs et les adolescents.
A force de tout faire pour éviter les mauvaises surprises, on finit par rater les bonnes, aussi.
Ce n'est pas la croyance qui me gêne, c'est ce que certains croyants en font. On a tué et on tuera encore au nom d'un Dieu hypothétique, auquel on prête - s'il existe - bien des médiocrités humaines.