Les voyageurs, les vrais, ils ont ça dans le sang. Même quand ils s'arrêtent, qu'ils ne vont nulle part, il y a toujours en eux une porte d'embarquement, un billet composté pour le rêve.
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Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, sinistre connerie ! ... La santé, on y pense quand on ne l'a jamais eue, ou quand elle s'effiloche. La vie, on s'y accroche lorsqu'elle est en danger. La jeunesse, on en parle toujours au passé.
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Le seul sens que je trouve à ma vie, c'est un sens giratoire. J'avance sans arrêt mais je n'arrive pas à rien, sauf à me retrouver toujours au même point. Si un jour je trouve ma voie, ce sera sûrement une impasse.
Un dictionnaire, ce n'est pas un simple livre. C'est bien plus que cela. C'est un labyrinthe... Un extraordinaire labyrinthe, où l'on se perd avec bonheur.
Parfois, j'ai l'impression que ma vie est un grand bâtiment, fait d'une succession de pièces en enfilades. Je visite. J'avance et je ne peux jamais revenir en arrière. Chaque fois que j'ouvre une porte, je tombe sur un nouveau décor.
J'apprends à garder le silence, à penser pour moi seule, à ne plus partager. Je fais semblant, aussi. Je comprends que grandir, c'est apprendre à mentir.
Dans la même œuvre
Pour faire chanter les gens, il faut une partition.
C'est la nécessité qui fait le diplomate.
L'espoir, c'est bon pour les rêveurs et les adolescents.
A force de tout faire pour éviter les mauvaises surprises, on finit par rater les bonnes, aussi.
Ce n'est pas la croyance qui me gêne, c'est ce que certains croyants en font. On a tué et on tuera encore au nom d'un Dieu hypothétique, auquel on prête - s'il existe - bien des médiocrités humaines.