Edgar Degas n'a pas la réputation d'un Renoir ou d'un Corot, pour qui une oeuvre est achevée quand on a envie de coucher avec le modèle.

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Elle pense aux sentiments que donnent parfois les hommes de n'avoir pas dans le monde la place qui leur revient et d'en souffrir, comme si quelqu'un, animé de désirs hostiles ou tyranniques, les maintenait depuis l'enfance dans une faiblesse malheureuse qui, au coeur des plus brillantes carrières ou des plus beaux caractères, reparaîtrait soudain sous la forme inattendue d'un ratage inexplicable.
«Tout donner, et puis s'en aller», c'est facile à dire. Les donneurs de leçons courent les rues, les avis sont toujours gratis, car on ne donne rien si libéralement que ses conseils.
En Afrique, je ne sais plus dans quel pays, au Rwanda, je crois, pour dire bonjour on dit « je te vois ». C’est magnifique ! Nous, on like sur Facebook, on compte les pouces levés sous nos photos de profil, mais le sens est le même.
« La femme est l'avenir de l'homme » , tu parles! Non mais la blague… Ou alors, au pluriel, les femmes. Comme les bornes sur le parcours.
Le petit rat ne cesse de répéter jusqu'à épuisement les mêmes gestes, le sculpteur fait, défait et refait sans cesse des modelages toujours imparfaits.
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Dans la même œuvre

Je ne suis pas hantée par l'exactitude, je laisse ma mémoire avoir de l'imagination.
La danse n'est pas un conte de fées, c'est un métier pénible. Cendrillons sans marraine, les petits rats ne deviennent pas des princesses, et leurs cochers sans carrosse restent des souris grises comme le coutil de leurs chaussons.
Le petit rat ne cesse de répéter jusqu'à épuisement les mêmes gestes, le sculpteur fait, défait et refait sans cesse des modelages toujours imparfaits.
C'est toujours une chose étrange, dans une fratrie, de voir le destin broder différemment sur le canevas des mêmes souffrances.
À force d’être modelée par le désir et la vision de Degas, n’avait-elle plus qu’à s’effacer ?