L'amour naît-il de ce qu'il y a là quelque chose d'impossible ? L'amour est-il ce qu'on n'embrasse jamais que du regard ?
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Je ne suis pas hantée par l'exactitude, je laisse ma mémoire avoir de l'imagination.
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Les hommes libres peuvent partir, et quelquefois ils restent. Voilà la plus belle preuve d'amour : prendre la liberté de rester alors qu'on pourrait s'en aller.
En outre, Degas a une passion pour la musique – Mozart, Gluck, Massenet, Gounod –, c’est sa première et principale raison de fréquenter l’Opéra avant de s’apercevoir, à travers des ballets aux chorégraphies subtiles, que, par la danse, « la musique devient dessin ».
Que les mots suscitent des émotions violentes, des sentiments comme la tendresse et la pitié, c'est déjà beaucoup, mais qu'ils touchent ainsi le corps, le fond du ventre qu'ils nous amènent à sangloter, à rire, à désirer, il faut le vivre pour le croire.
L'ami est triste, toujours, c'est une espèce de chagrin d'amour.
Dans la même œuvre
Edgar Degas n'a pas la réputation d'un Renoir ou d'un Corot, pour qui une oeuvre est achevée quand on a envie de coucher avec le modèle.
La danse n'est pas un conte de fées, c'est un métier pénible. Cendrillons sans marraine, les petits rats ne deviennent pas des princesses, et leurs cochers sans carrosse restent des souris grises comme le coutil de leurs chaussons.
Le petit rat ne cesse de répéter jusqu'à épuisement les mêmes gestes, le sculpteur fait, défait et refait sans cesse des modelages toujours imparfaits.
C'est toujours une chose étrange, dans une fratrie, de voir le destin broder différemment sur le canevas des mêmes souffrances.
À force d’être modelée par le désir et la vision de Degas, n’avait-elle plus qu’à s’effacer ?