Promettre le bonheur, c'est égaler les dieux. Tel est le péché mignon des clercs et des psys, des marchands et des séducteurs. Les philosophes n'y coupent pas.
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Combien de dépressions, de sociopathies, de vacuités existentielles se cachent derrière les déguisements du bonheur photogénique ?
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À lire aussi de Vincent Cespedes
Renaître en permanence à chaque visage rencontré, chaque frottement. Ne pas préférer le rêve au vécu. Danser un rêve éveillé. Vivre au printemps.
Vivre est philosophique.
L'autorité, voilà justement ce que les puissants défient par leur simple présence, sans le vouloir.
Malgré les efforts surhumains qu'elle déploie pour paraître ouverte et décontractée, la bourgeoisie se caractérise essentiellement par sa soif de contrôle et sa psychorigidité.
Dans la même œuvre
Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.