Dès qu'une philosophie gagne l'approbation générale, elle se fane pour engendrer de nouvelles pousses. Sa victoire est sa défaite, son dépassement est sa fin.
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Renaître en permanence à chaque visage rencontré, chaque frottement. Ne pas préférer le rêve au vécu. Danser un rêve éveillé. Vivre au printemps.
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À lire aussi de Vincent Cespedes
Mon je(u) clashe directement mon moi; cela s'appelle l'autodérision.
Combien de dépressions, de sociopathies, de vacuités existentielles se cachent derrière les déguisements du bonheur photogénique ?
Vivre est philosophique.
La totémisation de l'autorité rend l'autorité implicite, et rend l'obéissance aveugle. Pour la prévenir, une démocratie doit insuffler très tôt une agitation philosophique, détotémisante, dans les esprits de ses futurs citoyens.
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Le bonheur relève de la psychiatrie.
Microscopiquement se réjouir, quand tout va macroscopiquement si mal, cela semble aussi absurde que de piquer un fou rire sur la corniche d'un immeuble en feu.
Les beautés s'estompent, les forces s'épuisent, les amours se fanent, les amis meurent.
Le bien-être matériel ne garantit en rien le bien-être existentiel.
Le bonheurisme est l'attitude par laquelle les serfs font de la publicité non à leurs maîtres, mais à leur propre volonté de servitude, à leur vie émotionnelle mise en scène et auto-escamotée.