La plupart des bons mots sont des redites.
Autant que je déteste et que je méprise la basse et infâme superstition, qui déshonore tant d'Etats, autant j'adore la vertu véritable; je crois l'avoir trouvée et dans ce prince et dans son livre.
Je crois que M. le Cardinal de Bernis finira par être archevêque; mais d'Alembert doute qu'ayant fait les Quatre saisons, il fasse encore la pluie et le beau temps.
La métaphysique n'est d'ordinaire que le roman de l'âme, et ce roman n'est pas si amusant que celui des Mille et une Nuits.
Si nous ne comprenons pas certaines choses un peu délicates, c'est qu'apparemment il n'était pas nécessaire que nous les comprissions.
C'est de lui, que les nations tiennent ce grand principe: qu'il vaut mieux hasarder de sauver un coupable que de condamner un innocent.
L'homme ne peut se donner ni sensation, ni idée, il reçoit tout: la peine et le plaisir lui viennent d'ailleurs, comme son être.
O ciel! à quel excès se porte le zèle de la religion dans les dames!
Messieurs, dit-il, voilà une singulière plaisanterie. Pourquoi êtes-vous tous rois? pour moi, je vous avoue que ni moi ni Martin nous ne le sommes.
Je présume qu'en général ceux qui se mêlent des affaires publiques périssent quelquefois misérablement, et qu'ils le méritent.
Quand l'homme fut mis dans le jardin d'Eden, il y fut mis, ut operaretur eum: pour qu'il le travaillât, ce qui prouve que l'homme n'est pas né pour le repos.
Toutes les histoires anciennes, comme le disait un de nos beaux esprits, ne sont que des fables convenues et, pour les modernes, c'est un chaos qu'on ne peut débrouiler.
Son esprit est partout et son coeur est ici.
Quelqu'un a dit que le premier devin, le premier prophète fut le premier fripon qui rencontra un imbécile.
Notre existence est un point, notre durée un instant, notre globe un atome. A peine a-t-on commencé à s'instruire un peu que la mort arrive avant qu'on ait de l'expérience.
Nous disséquons des mouches, dit le philosophe, nous mesurons des lignes, nous assemblons des nombres; nous sommes d'accord sur deux ou trois points que nous entendons, et nous disputons sur deux ou trois mille que nous n'entendons pas.
Un lecteur en use avec les livres comme un citoyen avec les hommes. On ne vit pas avec tous ses contemporains, on choisit quelques amis.
Je vais plus loin : je vous dis qu'il faut regarder tous les hommes comme nos frères. Quoi ! mon frère le Turc ? mon frère le Chinois ? le Juif ? le Siamois ? Oui, sans doute; ne sommes-nous pas tous enfants du même père, et créatures du même Dieu ?
Candide écoutait attentivement, et croyait innocemment ; car il trouvait Mlle Cunégonde extrêmement belle, quoiqu'il ne prît jamais la hardiesse de le lui dire.
Les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains.
C'est bien en vain que, par l'orgueil séduits, - Huet, Calmet, dans leur savante audace, - Du paradis ont recherché la place : - Le paradis terrestre est où je suis.
Des lois que nous suivons la première est l'honneur.
Dans ces deux patries de la vertu, tous les citoyens sont égaux, toutes les consciences sont libres, toutes les religions sont bonnes, pourvu qu'on adore un Dieu ; tous les hommes y sont frères.
Mais, mon Révérend Père, dit Candide, il y a horriblement de mal sur la terre.
Zadig éprouva que le premier mois du mariage, comme il est écrit dans le livre du Zend, est la lune du miel, et que le second est la lune de l'absinthe.
Œuvres de Voltaire
A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)