Auteur

Voltaire

Qui ne craint point la mort est sûr de la donner.
A tous les coeurs bien nés que la patrie est chère!
Quand tu voudras parler, ne dis mot pour bien faire.
Je chante ce héros qui régna sur la France - Et par droit de conquête et par droit de naissance.
Tout devient légitime à qui venge l'Eglise.
Qui m'apprend mon devoir est trop sûr de me plaire.
Souvent le désespoir a gagné des batailles.
Il faut être, en France, enclume ou marteau: j'étais né enclume.
J'eusse été près du Gange esclave des faux dieux, - Chrétienne dans Paris, musulmane en ces lieux.
Mon Dieu, qui me la rends, me la rends-tu chrétienne?
Punissez votre fille, elle était musulmane.
Le voilà donc connu, ce secret plein d'horreur.
Tout vous est pardonné, puisque je vois vos pleurs.
Des Dieux que nous servons connais la différence: - Les tiens t'ont commandé le meutre et la vengeance; - Et le mien quand ton bras vient de m'assassiner, - M'ordonne de te plaindre et de te pardonner.
Un oiseau peut se faire entendre - Après la saison des beaux jours; - Mais sa voix n'a plus rien de tendre, - Il ne chante plus ses amours.
Le premier des devoirs, sans doute, est d'être juste; - Et le premier des biens est la paix de nos coeurs.
On voit briller la cité genevoise, - Noble cité riche, fière et sournoise. - On y calcule et jamais on n'y rit: - L'art de Barrême est le seul qui fleurit.
Le superflu, chose très nécessaire.
Si mes amis sont heureux, - Je serai moins misérable.
De ce bourbier vos pas seront tirés, - Dit Pompignan; votre dur cas me touche: - Tenez, prenez mes Cantiques Sacrés, - Sacrés, ils sont, car personne n'y touche.
Que de poètes à jeun ont chanté la bouteille!
Chacun vantait la Paix, que partout on chassa. - On dit que seulement par grâce on lui laissa - Deux asiles fort doux: c'est le lit et la table. - Puisse-t-elle y fixer un règne un peu durable!
Quoi! Vous êtes monarque et vous m'aimez encore.
Je veux que le coeur parle, ou que l'auteur se taise. - Ne célébrons jamais que ce que nous aimons. - En fait de sentiment l'art n'a rien qui nous plaise: - Ou chantez vos plaisirs ou quittez vos chansons.
A mon feu qui s'éteint rends sa clarté première: - C'est du Nord aujourd'hui que nous vient la lumière.

Œuvres de Voltaire

A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)