Auteur

Voltaire

Mais fille, ou femme, ou veuve, ou laide, ou belle, - Ou pauvre, ou riche, ou galante, ou cruelle, - La nuit, le jour, veut être, à mon avis, - Tant qu'elle peut, la maîtresse au logis.
La gloire est la réputation jointe à l'estime; elle est au comble, quand l'admiration s'y joint.
Quand on a peur, tout orgueil s'humanise.
Et si jamais, à la faiblesse en proie, - Quelque beauté vient à changer d'amant, - C'est un grand mal; mais faut-il qu'on la noie?
L'autorité fatale est trop bien confirmée: - Plus l'abus est antique, et plus il est sacré; - Par nos derniers Césars on l'a vu révéré.
Quand la vérité est évidente, il est impossible qu'il s'élève des partis et des factions. Jamais on n'a disputé s'il fait jour à midi.
Quelle serait la religion véritable, si le christianisme n'existait pas? c'est celle dans laquelle il n'y a point de sectes; celle dans laquelle tous les esprits s'accordent nécessairement.
Secte et erreur sont synonymes.
Voilà le caractère de la vérité; elle est de tous les temps; elle est pour tons les hommes; elle n'a qu'à se montrer pour qu'on la reconnaisse; on ne peut disputer contre elle.
O l'heureux temps que celui de ces fables, - Des bons démons, des esprits familiers, - Des farfadets, aux mortels secourables! - On écoutait tous ces faits admirables - Dans son château, près d'un large foyer.
Le père et l'oncle, et la mère et la fille, - Et les voisins, et toute la famille, - Ouvraient l'oreille à monsieur l'aumônier, - Qui leur faisait des contes de sorcier.
On a banni les démons et les fées; - Sous la raison les grâces étouffées - Livrent nos coeurs à l'insipidité; - Le raisonner tristement s'accrédite; - On court, hélas! après la vérité: - Ah! croyez-moi, l'erreur a son mérite.
Est-ce que vous croyez qu'on puisse faire l'amour sans penser et sans proférer quelque parole, ou du moins sans se faire entendre?
Tes yeux m'inspirent l'allégresse, - Ton coeur fait mon destin: - Tout m'ennuyait, tout m'intéresse.
Les chagrins secrets sont encore plus cruels que les misères publiques.
Partout les faibles ont en exécration les puissants devant lesquels ils rampent, et les puissants les traitent comme des troupeaux dont on vend la laine et la chair.
Je l'aimais comme on aime pour la première fois, avec idolâtrie, avec emportement.
Pour nous autres Français, nous sommes écrasés sur terre, anéantis sur mer, sans vaisselle, sans espérance; mais nous dansons fort joliment. Je ne danse point; mais je sens tout votre mérite, et suis à vous pour jamais: e da bando le cérémonie.
La fermeté dans le malheur n'est pas une vertu rare. L'âme ramasse alors toutes ses forces; elle se mesure avec ses destins; elle se donne en spectacle au monde.
Quiconque est regardé des hommes peut souffrir et mourir avec courage.
Il n'est pas mal de couper une tête de l'hydre de la calomnie dès qu'on en trouve une qui remue.
Que faites-vous à présent? travaillez-vous en géométrie, en histoire, en littérature? Quoi que vous fassiez, écrasez l'infâme, et aimez qui vous aime.
Craintive je te sers, aveugle je te suis.
On crorait que cet ouvrage est le fruit de l'imagination d'un sauvage ivre.
Plus le coupable est grand, plus grand est le supplice.

Œuvres de Voltaire

A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)