Redoutez des liens formés par l'imprudence. - Le crime quelquefois suit de près l'innocence.
Il faut que, loin de m'oublier, - Il m'écrive avec allégresse, - Ou sur le dos de son greffier, - Ou sur le cul de sa maîtresse.
Un esprit cultivé ne nuit point au courage.
Par cent canaux circuler l'abondance. - Le goût du luxe entre dans tous les rangs: - Le pauvre y vit des vanités des grands. - Et le travail, gagé par la mollesse, - S'ouvre à pas lents la route à la richesse.
Meurs en hypocrite; l'hypocrisie est une bonne chose: c'est, comme on dit, un hommage que le vice rend à la vertu . Un peu d'hypocrisie, mon ami, qu'est-ce que cela coûte ?
Nous nous bornerons à dire que l'humilité est la modestie de l'âme. - C'est le contrepoison de l'orgueil.
Sortons de notre petite sphère, et examinons le reste de notre globe.
Ne cherchez point à gêner les coeurs, et tous les coeurs seront à vous.
La raison l'emporte à Paris sur le fanatisme, quelque grand qu'il puisse être, au lieu qu'en province le fanatisme l'emporte presque toujours sur la raison.
La faiblesse de notre raison et l'insuffisance de nos lois se font sentir tous les jours; mais dans quelle occasion en découvre-t-on mieux la misère que quand la prépondérance d'une seule voix fait rouer un citoyen ?
Les esprits une fois émus ne s'arrêtent point.
Adieu: quand on est malade, il faut s'en tenir au proverbe: Des lettres courtes et de longues amitiés.
Pardon d'un billet si succinct: courtes lettres et longues amitiés est ma devise; mais je serais bien fâché et j'y perdrais trop si vos lettres étaient aussi courtes.
Quoi! point d'argent, et de l'ambition! - Pauvre impudent! apprends qu'en ce royaume - Tous les honneurs sont fondés sur le bien. - L'antiquité tenait pour axiome - Que rien n'est rien, que de rien ne vient rien.
L'ingratitude est un crime odieux.
Les tailleurs ont toujours déguisé la nature.
On vous devine mieux que vous ne savez feindre.
Vous le savez, chaque homme a son génie - Pour l'éclairer et pour guider ses pas - Dans les sentiers de cette courte vie.
Je suis bien persuadé avec vous que le pays où le commerce est le plus libre sera toujours le plus riche et le plus florissant, proportion gardée.
Vous êtes le vrai maître, en étant le plus fort.
Tout pouvoir, en un mot, périt par l'indulgence, - Et la sévérité produit l'obéissance.
La valeur sans pouvoir est assez inutile; - C'est un tourment de plus.
Et, croyez-moi, pour peupler vos Etats, - Les pauvres gens valent mieux que vos princes.
Les dieux sont bons, les prêtres sont cruels.
Il y a trois mois que ce n'était qu'un voleur: c'est à présent un conquérant.
Œuvres de Voltaire
A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)