Tous les autres sentiments entrent ensuite dans celui de l'amour, comme des métaux qui s'amalgament avec l'or: l'amitié, l'estime, viennent au secours; les talents du corps et de l'esprit sont encore de nouvelles chaînes.
Les vices de l'esprit peuvent se corriger; - Quand le coeur est mauvais, rien ne peut le changer.
Mon coeur même à l'amour quelquefois s'abandonne: - J'ai bien peu de tempérament; - Mais ma maîtresse me pardonne, - Et je l'aime plus tendrement.
Ce n'est pas toujours par une métaphore qu'on s'exprime spirituellement: c'est par un tour nouveau; c'est en laissant deviner sans peine une partie de sa pensée: c'est ce qu'on appelle finesse, délicatesse.
Presque toujours les choses qu'on dit frappent moins que la manière dont on les dit; car les hommes ont tous à peu près les mêmes idées de ce qui est à la portée de tout le monde. L'expression, le style fait toute la différence.
Presque tout ce qui va au delà de l'adoration d'un Etre suprême, et de la soumission du coeur à ses ordres éternels, est superstition. C'en est une très dangereuse que le pardon des crimes attaché à certaines cérémonies.
Le traître est celui qui livre le trésor, ou le secret, ou les places de son maître, ou son maître lui-même à l'ennemi.
A l'égard de ma personne, à laquelle vous daignez vous intéresser avec tant de bonté, je suis obligé de vous dire en conscience que je ne suis pas si malheureux que vous le pensez.
Le travail modéré contribue à la santé du corps et à celle de l'âme de plus ce travail est nécessaire à l'Etat.
J'appris sous une mère, abandonnée, errante, - A supporter l'exil et le sort des proscrits, - L'accueil impérieux d'une cour arrogante, - Et la fausse pitié, pire que les mépris.
Vos soupirs étouffés semblent me faire injure: - La bouche obéit mal lorsque le coeur murmure.
Les vraies passions donnent des forces en donnant du courage.
Pères, de vos enfants guidez le premier âge; - Ne forcez point leur goût, mais dirigez leurs pas. - Etudiez leurs moeurs, leurs talents, leur courage: - On conduit la nature, on ne la change pas.
Enfant, crains d'être ingrat; sois soumis, doux, sincère: - Obéis si tu veux qu'on t'obéisse un jour. - Vois ton Dieu dans ton père; un Dieu veut ton amour. - Que celui qui t'instruit te soit un nouveau père.
La politesse est à l'esprit - Ce que la grâce est au visage: - De la bonté du coeur elle est la douce image - Et c'est la bonté qu'on chérit.
Qui s'élève trop s'avilit; - De la vanité naît la honte. - C'est par l'orgueil qu'on est petit: - On est grand quand on le surmonte.
Le premier des plaisirs et la plus belle gloire, - C'est de prodiguer les bienfaits: - Si vous en répandez, perdez-en la mémoire; - Si vous en recevez, publiez-le à jamais.
La dispute est souvent funeste autant que vaine; - A ces combats d'esprit craignez de vous livrer. - Que le flambeau divin, qui doit vous éclairer, - Ne soit pas en vos mains le flambeau de la haine.
Par un humble maintien, qu'on estime et qu'on aime, - Adoucissez l'aigreur de vos rivaux jaloux. - Devant eux rentrez en vous-même, - Et ne parlez jamais de vous.
De l'émulation distinguez bien l'envie: - L'une mène à la gloire, et l'autre au déshonneur; - L'une est l'aliment du génie, - Et l'autre est le poison du coeur.
Il acquit l'art de parler sans s'entendre, et se perfectionna dans l'habitude de n'être propre à rien.
Une jeune veuve de qualité, leur voisine, qui n'avait qu'une fortune médiocre, voulut bien se résoudre à mettre en sûreté les grands biens de monsieur et madame de La Jeannotière en se les appropriant et en épousant le jeune marquis.
Ci-gît qui toujours babilla, - Sans avoir jamais rien à dire; - Dans tous les livres farfouilla, - Sans avoir jamais pu s'instruire, - Et beaucoup d'écrits barbouilla, - Sans qu'on ait jamais pu les lire.
L'atrocité de ce qu'il éprouvait servit même à le consoler.
Jamais homme en place ne fut obligé de donner tant d'audiences aux dames. La plupart venaient lui parler des affaires qu'elles n'avaient point, pour en avoir une avec lui.
Œuvres de Voltaire
A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)