Mais dans ce pays-ci il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres.
La Providence peut avoir ses raisons ; laissons-la faire.
Inexplicables humains, s'écria-t-il, comment pouvez-vous réunir tant de bassesse et de grandeur, tant de vertus et de crimes ?
Les Anglais avaient déjà un théâtre aussi bien que les Espagnols, quand les Français n'avaient encore que des tréteaux.
C'était tous les jours de nouvelles accusations ; la première est repoussée, la seconde effleure, la troisième blesse, la quatrième tue.
Il y avait autrefois un grain de sable qui se lamentait d'être un atome ignoré dans les déserts ; au bout de quelques années il devint diamant, et il est à présent le plus bel ornement de la couronne du roi des Indes.
La gloire est la réputation jointe à l'estime ; elle est au comble quand l'admiration s'y joint.
Une bonne année répare le dommage des deux mauvaises.
Que mon bonheur est empoisonné ! que la vie est courte ! qu'il est triste de chercher le bonheur loin de vous ! et que de remords si on le trouve !
Je suis bien loin de penser qu'il faille s'en tenir aux définitions et aux exemples ; mais je maintiens qu'il en faut partout, et que c'est l'essence de tout dictionnaire utile.
Qu'est-ce que l'amour de la patrie ? Un composé d'amour-propre et de préjugés, dont le bien de la société fait la plus grande des vertus. Il importe que ce mot vague, le public, fasse une impression profonde.
Toujours l'oreille est le chemin du coeur.
La foule des hommes innocents et paisibles disparaît toujours sur ces vastes théâtres. Les personnages ne sont que des ambitieux pervers.
Il semble que l'histoire ne plaise que comme la tragédie, qui languit si elle n'est animée par les passions, les forfaits, et les grandes infortunes.
Telle est donc la condition humaine que souhaiter la grandeur de son pays, c'est souhaiter du mal à ses voisins. Celui qui voudrait que sa patrie ne fût jamais ni plus grande, ni plus petite, ni plus riche, ni plus pauvre, serait le citoyen de l'univers.
Il est triste que souvent, pour être bon patriote, on soit l'ennemi du reste des hommes.
A quels maîtres, grands dieux, livrez-vous l'univers !
Ah ! qui sert son pays sert souvent un ingrat.
Ah ! si vous opposiez au glaive des Français - Le plus beau bouclier, l'amour de vos sujets !
C'est la paix que je veux : il n'importe à quel prix.
Il dit tout en deux mots, et fait tout en deux mois.
Il entassait adage sur adage ; - Il compilait, compilait, compilait ; - On le voyait sans cesse écrire, écrire - Ce qu'il avait jadis entendu dire, - Et nous lassait sans jamais se lasser.
Il est des circonstances où, si vous prêtez votre argent, vous vous faites un ennemi secret ; refusez-le, vous avez un ennemi ouvert.
Il ne faut point tout voir, tout sentir, tout entendre : - Quittons les voluptés pour savoir les reprendre.
Mais je connais le sort ; il peut se démentir - De la nuit du silence un secret peut sortir ; - Et des dieux quelquefois la longue patience - Fait sur nous à pas lents descendre la vengeance.
Œuvres de Voltaire
A propos du café.A un perruquier-auteur.Adieux à la vie (1778)Alzire, ou Les américains (1736)Alzire, ou Les américains (1736), I, 1, AlvarezAlzire, ou Les américains (1736), I, 1, GusmanAlzire, ou Les américains (1736), I, 4Alzire, ou Les américains (1736), II, 1, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), II, 6, ZamoreAlzire, ou Les américains (1736), III, 5Alzire, ou Les américains (1736), V, 2Alzire, ou Les américains (1736), V, 7, GusmanAmabedAnnales de l'empire depuis Charlemagne (1753), Ferdinand III, 47e empereurApocrypheAprès l'éxécution de l'amiral britanique John Byng en 1757.Artémire (1720), IV, 3, CassandreAu duc de Rohan.Au sujet de Mandrin.Brutus (1730)