La colère peut être folle et absurde ; on peut être irrité à tort ; on n'est indigné que lorsqu'on a raison au fond par quelque côté.
Voilà la vie, disait le philosophe chaque fois qu'il manquait de tomber, ce sont souvent nos meilleurs amis qui nous font choir !
On ne demande aux naïfs que d'être honnêtes, moyennant quoi ils peuvent prétendre à être les bases des monarchies.
Les citoyens sont un attelage et l'attelage n'est pas le cocher.
Le peuple donne son sang et son argent, moyennant quoi on le mène. Un guide lui est nécessaire.
Le droit de l'enfant, c'est d'être un homme : ce qui fait l'homme, c'est la lumière ; ce qui fait la lumière c'est l'instruction.
Aucun idiome n'est plus métaphorique que l'argot. - Dévisser le coco, tordre le cou ; - tortiller, manger ; - être gerbé, être jugé ; - un rat, un voleur de pain.
On s'en va, parce qu'on a besoin de distraction, et l'on revient, parce qu'on a besoin de bonheur.
Mères, l'enfant qui joue à votre seuil joyeux, - Plus frêle que les fleurs, plus serein que les cieux, - Vous conseille l'amour, la pudeur, la sagesse.
L'enfant, c'est un feu pur dont la chaleur caresse ; - C'est de la gaîté sainte et du bonheur sacré, - C'est le nom paternel dans un rayon doré.
Vivant, l'enfant fait voir le devoir à vos coeurs ; - Mort, c'est la vérité qu'à votre âme il dévoile. - Ici, c'est un flambeau ; là-haut, c'est une étoile.
C'est une étrange prétention des hommes de vouloir que l'amour conduise quelque part.
Chose admirable, la poésie d'un peuple est l'élément de son progrès. La quantité de civilisation se mesure à la quantité d'imagination.
Les races pétrifiées dans le dogme ou démoralisées par le lucre, sont impropres à la conduite de la civilisation.
Aimez-vous. Soyez-en bêtes. L'amour, c'est la bêtise des hommes et l'esprit de Dieu. Adorez-vous.
L'amour, qu'il vienne tôt ou tard, - Prouve Dieu dans notre âme sombre. - Il faut bien un corps quelque part - Pour que le miroir ait une ombre.
Le pouvoir enivrant qui change l'homme en dieu ; - L'amour, miel et poison, l'amour philtre de feu, - Fait du souffle mêlé de l'homme et de la femme, - Des frissons de la chair et des rêves de l'âme.
Heureux qui peut aimer, et qui dans la nuit noire, - Tout en cherchant la foi, peut rencontrer l'amour ! - Il a du moins la lampe en attendant le jour. - Heureux ce coeur ! - Aimer, c'est la moitié de croire.
C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bien venue, - Que le haut Panthéon élève dans la nue, - Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours, - La reine de nos Tyrs et de nos Babylones, - Cette couronne de colonnes - Que le soleil levant redore tous les jours !
S'il est un rêve d'amour, - Parfumé de rose, - Où l'on trouve chaque jour - Quelque douce chose, - Un rêve que Dieu bénit, - Où l'âme à l'âme s'unit, - Oh ! j'en veux faire le nid - Où ton coeur se pose !
S'il est un sein bien aimant - Dont l'honneur dispose, - Dont le ferme dévouement - N'ait rien de morose, - Si toujours ce noble sein - Bat pour un digne dessein, - J'en veux faire le coussin - Où ton front se pose !
Ce qui sort à la fois de tant de douces choses, - Ce qui de ta beauté s'exhale nuit et jour, - Comme un parfum formé du souffle de cent roses, - C'est bien plus que la terre et le ciel, - c'est l'amour !
Tirons de chaque objet ce qu'il a de meilleur, - La chaleur de la flamme, - Le vin du raisin mûr, - Le parfum de la fleur, - Et l'amour de la femme !
L'ignorance vaut encore mieux que la mauvaise science.
La peine de mort est une amputation barbare.
Œuvres de Victor Hugo
A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849