Auteur

Victor Hugo

Dans ta pensée où tout est beau, - Que rien ne tombe ou ne recule. - Fais de ton amour ton flambeau. - On s'éclaire de ce qui brûle.
Garde ton amour éternel. - L'hiver, l'astre éteint-il sa flamme ? - Dieu ne retire rien du ciel - Ne retire rien de ton âme !
Tiens, voilà six mois que je te connais, n'est-ce pas ? Six mois que je fais de ton regard ma vie, de ton sourire ma joie, de ton souffle mon âme ! Eh bien... Aller devant moi comme cela, vivre sans ton amour, je ne le peux pas.
L'amour fait comprendre à l'âme - L'univers, salubre et béni ; - Et cette petite flamme - Seule éclaire l'infini.
On a dit : l'erreur est humaine ; moi je dis : l'erreur est amoureuse. Mesdames, je vous idolâtre toutes.
Pigritia est un mot terrible. Il engendre un monde, la pègre, lisez : le vol, et un enfer, la pégrenne, lisez : la faim. Ainsi la paresse est mère. Elle a un fils, le vol, et une fille, la faim.
Qu'est-ce que l'argot ? C'est tout à la fois la nation et l'idiome ; c'est le vol sous ses deux espèces, peuple et langue.
Joie est mon caractère, - C'est la faute à Voltaire ; - Misère est mon trousseau, - C'est la faute à Rousseau.
Je ne suis pas notaire, - C'est la faute à Voltaire, - Je suis petit oiseau, - C'est la faute à Rousseau.
Je suis tombé par terre, - C'est la faute à Voltaire, - Le nez dans le ruisseau, - C'est la faute à...
Un jour viendra où il n'y aura plus d'autres champs de bataille que les marchés s'ouvrant au commerce et les esprits s'ouvrant aux idées.
Un jour viendra où l'on montrera un canon dans les musées comme on y montre aujourd'hui un instrument de torture, en s'étonnant que cela ait pu être !
Nous vivons dans le courant d'événements et d'idées le plus impétueux qui ait encore entraîné les peuples, et, à l'époque où nous sommes, une année fait parfois l'ouvrage d'un siècle.
Le succès n'est pas aimé, surtout par ceux dont il est la chute. Il est rare que les mangés adorent les mangeurs.
Je les ai bien reçus, trouvant que c'était sage. - L'âme a certainement la couleur du visage, - Disais-je ; l'homme blanc, c'est comme le ciel bleu ; - Et le dieu de ceux-ci doit être un très bon dieu.
Dans l'art, tout y est harmonie, même la dissonance.
Le goût, comme le génie, est essentiellement divin. Le génie, c'est la conquête ; le goût, c'est le choix.
Donnez au peuple qui travaille et qui souffre, donnez au peuple, pour qui ce monde-ci est mauvais, la croyance à un meilleur monde fait pour lui. Il sera tranquille, il sera patient. La patience est faite d'espérance.
Disons-le en passant, ce ne serait pas une haine intelligente que la haine du luxe. Cette haine impliquerait la haine des arts.
Chère enfant ! - Ma cité, mon pays, ma famille, - Mon épouse, ma mère, et ma soeur, et ma fille, - Mon bonheur, ma richesse, et mon culte, et ma loi, - Mon univers, c'est toi, toujours toi, rien que toi.
Ecoute, on n'est pas maître de soi-même, amoureux comme je suis de toi, et vieux. On est jaloux, on est méchant ! Pourquoi ? Parce que l'on est vieux. Parce que beauté, grâce, jeunesse, dans autrui, tout fait peur, tout menace.
Viens, regarde, oh ! l'amour, c'est le soleil de l'âme ! - II n'est sur cette terre, où tout passe à son tour, - Qu'une chose qui soit divine, et c'est l'amour !
Nous vivons dans une société sombre. Réussir, voilà l'enseignement qui tombe goutte à goutte de la corruption en surplomb.
L'amour c'est l'absolu, c'est l'infini. La vie c'est le relatif et le limité. De là viennent tous les secrets et profonds déchirements de l'homme quand l'amour s'introduit dans la vie. Elle n'est pas assez grande pour le contenir.
En amour, il n'y a pas d'amis. Partout où il y a une jolie femme l'hostilité est ouverte. Une jolie femme est un casus belli...

Œuvres de Victor Hugo

A maman, Poème écrit le 27 septembre 1816.A propos de Shakespeare.Actes et Paroles (1875-1876)Actes et Paroles (1875-1876), Avant l'exilActes et Paroles (1875-1876), Avant l'exil, 2 mars 1848Actes et Paroles (1875-1876), III, XXII, Pour un soldat, février 1875Actes et Paroles (1875-1876), IV, Discours pour Voltaire, 30 mai 1878Actes et Paroles (1875-1876), Pendant l'exil, 24 février 1855Actes et paroles - Pendant l'exil (1875), 5 septembre 1870Amy RobsartAngelo, tyran de Padoue (1835)ApocrypheAprès l'hiverAristophaneAux membres du Congrès international pour l'avancement des sciences sociales, 22 septembre 1862.Aux élus de droite de la chambre des députés.Bug-Jargal (1826)Carnets, albums, journauxChoses vues (1849-1869)Choses vues (1849-1869), 1849